L'administrateur du site eMule-Paradise a été condamné à 14 mois de prison avec sursis. Le tribunal correctionnel de Paris a aussi fixé des peines pour les quatre autres prévenus ainsi que pour la régie publicitaire, qui était accusée de complicité de contrefaçon.

Le verdict est tombé. Vincent Valade, l'administrateur du site eMule-Paradise, a été condamné ce mardi à une peine de 14 mois de prison avec sursis pour avoir mis en place une plateforme permettant aux internautes de suivre des liens pour télécharger des œuvres piratées via le protocole eDonkey, qui est utilisé par le célèbre client de pair à pair (P2P) eMule.

Par ailleurs, sur les quatre autres prévenus, un seul a été condamné à une peine de prison avec sursis (6 mois) par le tribunal correctionnel de Paris. En revanche, tous ont été condamnés à verser solidairement 45 000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles ; une peine très raisonnable au regard des prétentions – près de 8 millions d'euros ! –  formulées par les professionnels de l'audiovisuel.

La régie publicitaire Net Avenir, qui était accusée de complicité de contrefaçon, est pour sa part condamnée à payer une amende de 50 000 euros tandis que le directeur commercial, devenu son gérant depuis, a été condamné à une peine de 8 mois de prison avec sursis. Nul doute que Net Avenir, au regard de la tournure qu'ont pris les évènements, ne sera pas la dernière des régies à soutenir la future charte anti-publicités sur les sites pirates.

Lors de l'enquête initiale, Vincent Valade était suspecté d'avoir empoché 416 000 euros en recettes publicitaires en deux ans, dont une partie aurait fait l'objet d'une évasion fiscale avec des comptes à Chypre et Belize. En tout cas, css gains étaient manifestement élevés, puisqu'ils lui ont permis d'acheter un 4X4 Porsche Cayenne (sa saisie a été ordonnée par le tribunal correctionnel de Paris).

Vincent Valade était accusé d'avoir mis à disposition 7113 films entre 2005 et 2006, à travers des liens e2dk. Cependant, lors de l'enquête, la police n'a trouvé chez lui que 19 films piratés, mais cela n'a pas dissuadé  les professionnels de l'audiovisuel (dont Pathé, Universal, Galatée Films, la SACEM, le Syndicat de l'Edition Vidéo et la FNDF) de poursuivre leur action.

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