Nissan et la NASA viennent de conclure un partenariat de cinq ans dans lequel ils travailleront sur les systèmes de conduite autonome. Pour le constructeur automobile, il s'agit de renforcer ses recherches en vue d'une future commercialisation des voitures autonomes. Pour l'agence spatiale, l'intérêt est d'améliorer l'exploration spatiale avec ses rovers.

Comme de nombreux autres constructeurs, Nissan développe actuellement des voitures autonomes qui seront capables dans plusieurs années d'effectuer un trajet sans l'intervention du conducteur. Et pour montrer son savoir-faire, l'industriel japonais a fait circuler il y a un an un prototype de véhicule sur autoroute quelques semaines après avoir convié le premier ministre Shinzo Abe de faire un tour en voiture.

Aujourd'hui, les voitures autonomes sont encore loin d'être prêtes à se débrouiller seules sur la voie publique. Toutefois, les constructeurs pensent que les premières automobiles semi-autonomes vont apparaître dans les prochaines années. Certains modèles pourraient même être vendus dès 2020, à en croire Carlos Ghosn, le PDG de Renault-Nissan, et les autorités nipponnes.

En attendant, le travail de R&D se poursuit et les partenariats se développent.

La preuve avec le rapprochement inattendu qui vient d'avoir lieu entre Nissan et la NASA. Le constructeur automobile et la célèbre agence spatiale américaine viennent en effet d'annoncer un partenariat de recherche et développement d'une durée de cinq ans, au cours de laquelle les deux parties souhaitent faire progresser les systèmes de véhicules autonomes et préparer leur commercialisation.

LA NASA ET L'EXPLORATION SPATIALE

Si la participation de la NASA au développement des véhicules autonomes peut surprendre de prime abord, elle est en fait très cohérente avec ses ambitions spatiales. L'agence a envoyé plusieurs rovers sur Mars pour explorer la planète (citons Sojourner, Spirit, Opportunity, Curiosity), mais ces derniers pourraient gagner davantage en autonomie en profitant des dernières avancées dans l'automobile.

Bien sûr, il n'est pas non plus question pour la NASA de laisser fonctionner ses rovers en totale autonomie. Vu le coût de la mission et l'extrême difficulté que constitue le débarquement d'un robot sur une planète distante de plusieurs millions de kilomètres (entre 55 et 400, selon leurs orbites respectives), l'agence continuera quoiqu'il arrive de regarder de près le comportement de ses véhicules.

Nissan et la NASA vont notamment se concentrer sur les systèmes de conduite autonome, les solutions d'interface homme-machine, les applications de réseau et l'analyse et la vérification logicielles. Selon le communiqué, ces domaines sont aussi explorés par les agences spatiales qui ambitionnent d'envoyer des engins sur d'autres corps célestes.

Un premier prototype de véhicule doit être testé à la fin de l'année.

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