Même si les constructeurs automobiles annoncent les premières voitures automatisées pour l'année prochaine, il reste encore beaucoup à faire avant de confier totalement le volant au pilote automatique.

Nous le disions encore récemment en présentant une simulation effrayante sur les carrefours du futur, la question n'est plus de savoir si les routes seront un jour remplies de voitures automatisées conduites par ordinateur, mais de savoir quand. Dans un premier temps, les constructeurs misent sur une conduite mixte, où le pilote automatique serait utilisable uniquement dans certaines circonstances, comme ce sera par exemple le cas sur les voitures produites par Volvo en 2014, qui auront un mode automatique sous les 50 km/h. Le constructeur français Renault, qui nous avait expliqué miser sur une sortie de voitures automatisées d'ici 2018, a lui aussi prévenu que la voiture entièrement autonome sur n'importe quels trajets n'est pas prête d'arriver.

Aux Etats-Unis, c'est Google qui paraît en pointe sur le sujet, avec de nombreux essais de Google Cars réalisés sur les routes américaines. Mais la firme de Mountain View, qui espère sans doute vendre ses solutions logicielles aux constructeurs du monde entier et devenir incontournable sur un marché qui va révolutionner l'automobile au 21ème siècle, reconnaît sans mal qu'il reste encore des défis technologiques d'importance à relever, avant d'aboutir à la voiture automatisée à 100 %.

Ainsi, la firme a cité auprès de Business Insider certains des challenges à remplir, sur lesquels il faut encore trouver des solutions :

  • Conduire sous la neige. Ce n'est pas la stabilité du véhicule qui pose problème, mais le fait que la signalisation, et en particulier les lignes dessinées sur les routes, deviennent peu ou pas du tout lisibles. Or les voitures automatisées se positionnent sur la route en observant les tracés au sol ;
  • Réagir à une zone en travaux ou accidentées, en particulier lorsque la circulation n'est plus décidée par les panneaux, mais par un humain (le plus souvent un agent de police) qui se place sur la route et fait signe aux voitures d'avancer ou de s'arrêter. Les voitures sont capables d'analyser leur environnement et le comportement des autres véhicules, mais il reste encore beaucoup à faire pour affronter les situations atypiques qui demandent des raisonnements complexes ;
  • Réagir à une zone dont le tracé a été modifié et qui n'est pas encore mis à jour sur les données de cartographie utilisées par le GPS interne de la voiture. Actuellement, la voiture prévient le conducteur qu'elle est perdue, et lui demande de reprendre le volant ; les données sont alors envoyées aux autres voitures pour qu'elles sachent comment réagir. 

Rendez-vous en 2030 ?

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