L'audiovisuel public devra encore une fois se passer de l'élargissement de la redevance audiovisuelle à tous les appareils capables de recevoir la télévision. Le premier ministre Manuel Valls souhaite en effet ne plus toucher aux impôts.

Ce n'est pas cette fois que l'élargissement de la redevance audiovisuelle aux autres appareils capables de recevoir la télévision aura lieu. Malgré les appels insistants des responsables de l'audiovisuel public qui ont pris tour à tour la parole pour réclamer une extension de la taxe à d'autres terminaux que le téléviseur, Manuel Valls a finalement tranché. L'assiette du prélèvement ne bougera pas.

Les interventions successives de Véronique Cayla (présidente d'Arte et présidente du directoire d'Arte France), de Rémy Pflimlin (PDG de France Télévisions) et de Mathieu Gallet (PDG de Radio France) n'auront donc servi à rien.

Selon le quotidien Les Échos, le premier ministre a considéré la forte pression fiscale qui s'exerce actuellement sur les Français et le contexte économique très dégradé du pays pour prendre sa décision. Le montant lui-même de la redevance pour les téléviseurs ne devrait pratiquement pas bouger, du fait de la quasi-absence d'inflation : il passerait de 133 à 134 euros par an.

Le gouvernement s'était déjà prononcé sur ce sujet il y a quelques semaines, lorsque la ministre de la culture Fleur Pellerin était passée chez France Inter. Elle indiquait que "compte tenu de la situation actuelle, de la difficulté rencontrée par nos concitoyens, en terme de pouvoir d'achat, évidemment une hausse de la fiscalité n'a pas forcément les faveurs du gouvernement".

La nouvelle locataire avait suggéré alors "d'engager une réflexion, voir s'il n'y a pas d'autres pistes à explorer" qui ne demandent ni une hausse du montant de la redevance annuelle ni une extension de son assiette à de nouveaux terminaux. Et celle qui revient le plus souvent consiste à autoriser à nouveau la commercialisation d'espaces publicitaires après 20 heures.

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