Le PDG de France Télévisions a une nouvelle fois plaidé en faveur d'une redevance audiovisuelle impliquant tous les appareils capables de recevoir la télévision. L'assiette, aujourd'hui limitée aux téléviseurs, pourrait s'étendre aux ordinateurs, tablettes et smartphones.

La redevance audiovisuelle sera-t-elle un jour étendue à tous les écrans ? Souvent évoquée, la perspective d'un élargissement de l'assiette — qui consisterait en fait à taxer les propriétaires d'ordinateurs, de tablettes et de smartphones au nom de la contribution à l'audiovisuel public, en plus des possesseurs de téléviseurs — a de nouveau été défendue par Rémy Pflimlin, le PDG de France Télévisions.

Lors d'une conférence de rentrée qui a eu lieu ce mardi et dont l'essentiel a été rapporté sur Twitter par le magazine Électron Libre, l'homme a en effet plaidé pour une redevance "dynamique" dont l'assiette "doit évoluer" à l'image de ce qui a été fait ou va se faire à l'étranger, citant pour l'occasion l'Allemagne et le Royaume-Uni comme exemples à suivre.

Rémy Pflimlin avait déjà défendu cette piste l'an dernier, notamment à l'issue des Assises de l’audiovisuel en juin 2013 et quelques mois plus tard lors d'un passage à la radio. La ministre de la culture d'alors, Aurélie Filippetti, n'avait pas écarté cette solution, estimant que la réflexion sur ce sujet devait être sans tabou. Cela étant, elle ne fait désormais plus partie du gouvernement.

Outre une redevance audiovisuelle étendue, Rémy Pflimlin plaide pour développer d'autres sources de financement. D'abord parce que rien ne permet de dire que les équipements capables de recevoir la télévision seront effectivement mis à contribution ; ensuite parce qu'il n'est pas raisonnable de ne compter que sur une source de financement.

Le PDG de Rémy Pflimlin souhaite ainsi diffuser des écrans publicitaires pendant les évènements sportifs, et, idéalement, le retour des annonces après 20 heures.

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