Orange et Free sont liés par un accord d'itinérance jusqu'en 2018. À cette date, le nouvel opérateur devra être en mesure de couvrir lui-même 90 % de la population française. Mais après ? Interrogé à ce sujet, le directeur financier d'Orange ne ferme pas complétement la porte à une poursuite des relations entre les deux groupes.

Orange et Free prolongeront-ils leur partenariat dans la téléphonie mobile après 2018, date à laquelle l'accord d'itinérance prendra fin ? À cinq ans de l'échéance, il est sans doute trop tôt pour se prononcer sur la nature des relations qu'entretiendront les deux groupes. Cela étant, la direction de l'opérateur historique s'est exprimée quelques fois sur le sujet sans jamais fermer complétement la porte à cette idée.

Signé en mars 2011, l'accord conclu entre Orange et Free s'est déclenché lorsque le quatrième opérateur a atteint un taux de couverture de la population de 25 % avec sa propre infrastructure. Autrement dit, Orange s'occupe de relayer les communications de son partenaire dans les zones où il n'est pas encore présent personnellement. En 2018, Free devra être capable de couvrir seul 90 % de la population.

Interrogé par BFM TV ce mercredi, Gervais Pellissier, le directeur financier d'Orange, laisse planer cette éventualité, d'autant que ce type d'accord rapporte beaucoup d'argent. Mais si prolongement il y a, ça ne concernera sans doute plus la 3G. Dans la mesure où la 4G est en cours de déploiement depuis l'an dernier, c'est sans doute là-dessus qu'un accord pourra être envisagé.

L'an dernier, lors d'un entretien accordé à Libération, Stéphane Richard avait expliqué que le contrat passé avec Free Mobile rapportait au moins un milliard d'euros. Mais si le quatrième opérateur tarde à déployer son réseau, le PDG avait expliqué que les sommes perçues pourraient "aller jusqu'au double". Soit deux milliards d'euros.

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