Le label PUR peine à attirer de nouveaux services. Depuis, le début de l'année les candidatures ne se bousculent pas au portillon. L'objectif fixé l'an dernier d'atteindre le seuil des cent plateformes labellisées PUR s'éloigne.

Lancé au printemps 2011, le label PUR figure aujourd'hui sur 58 plateformes. Acronyme de "Promotion des Usages Responsables", il vise à informer l'internaute du "caractère légal des offres en ligne portant sur des œuvres et objets protégés par un droit de propriété intellectuelle". Mais depuis plusieurs mois, force est de constater que les demandes de labellisation se raréfient.

Après avoir connu un pic en décembre dernier, avec 62 services labellisés, le compteur est aujourd'hui redescendu sous la barre des 60 sites listés. Les quatre dernières candidatures datent de mars, avec les dossiers d'Echopolite, de DeliToon, de Funanim et de Sans Papier. Depuis, l'actualité de la labellisation s'est surtout focalisée sur la procédure de renouvellement.

Preuve en est, avec la publication mardi des demandes de Deezer (première demande envoyée en avril 2011), Jamendo (première requête transmise en mai 2011) et Musique en ligne (première demande déposée en mars 2012). Sans doute que d'autres candidatures seront reçues par la Hadopi d'ici la fin de l'année. Mais l'objectif fixé l'automne dernier paraît aujourd'hui hors de portée.

Au cours de la présentation de son deuxième rapport annuel, la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet avait annoncé son intention d'atteindre cent plateformes labellisées PUR avant fin 2013. Or, il reste moins de cent jours pour que 42 autres sites se manifestent. Autrement dit, il faudrait recevoir en moyenne une candidature tous les 2 à 3 jours.

À l'époque, Marie-Françoise Marais affirmait que "le label a permis à certaines plate-formes d'augmenter leurs audiences de 20 %". Aujourd'hui, il semble que c'est surtout le label PUR qui aurait bien besoin d'une meilleure visibilité. Et surtout, d'avoir un rôle plus intéressant pour les usagers. Des pistes existent, comme cette initiative signalant les plateformes n'utilisant aucun DRM.

L'an dernier, la Hadopi avait fait le point sur l'avenir du label PUR en essayant de voir ce qui fonctionne, ce qui ne marche pas et ce qui pourrait être amélioré. Sans doute qu'une nouvelle réflexion devrait être engagée, surtout après le constat très sévère réalisé par la blogueuse Klaire sur la nullité de certaines offres légales, et vis-à-vis de laquelle la Hadopi n'a pas grand pouvoir.

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