Alors que YouTube montre quelques signes de ralentissements passagers sur le réseau de l'opérateur historique, Orange a fait savoir qu'il discutait avec YouTube pour améliorer la situation.

La situation est (très) loin d'être aussi catastrophique qu'avec Free, mais les abonnés d'Orange auront peut-être constaté qu'il arrive ces derniers jours que les vidéos de YouTube aient plus de mal à être chargées dans les heures de pointe. Interrogé sur Twitter par Ivan Diego Meseguer, Orange a tenu à préciser qu'il "ne bride aucun contenu ou site internet et garantit à ses clients un accès à l’ensemble de l’Internet sans limitation".

Toutefois, l'opérateur apporte une explication technique aux épisodes de lenteur. "Certains fournisseurs de contenus choisissent des modalités d’écoulement de trafic via des chemins dont les capacités vers Orange sont insuffisantes", indique le FAI. "Il est de leur responsabilité de s’assurer que les capacités vers le réseau Orange soient bien adaptées au trafic qu’ils envoient, pour éviter que la qualité des services soit détériorée".

Le discours ressemble à celui de Xavier Niel, qui demande que ce soit Google qui réalise les investissements nécessaires pour rendre YouTube accessible aux abonnés de Free. Le concurrent d'Orange refuse de faire le moindre effort, en affirmant que son choix est fait dans l'intérêt de ses abonnés, pour leur éviter d'avoir à payer plus cher leur abonnement (un argument très contestable).

Mais contrairement à Free qui se moque des conséquences extra-financières pour ses abonnés, Orange ne semble pas vouloir jouer le pourrissement de la situation, ni le chantage. "Dans l'intérêt du bon fonctionnement des services utilisés par nos clients, qui est aussi l'intérêt de ces fournisseurs de contenus, nous travaillons à des solutions avec eux quand nous détectons ce type de choix", assure l'opérateur.

"Nous sommes ainsi en discussion avec YouTube pour améliorer la lecture des vidéos proposées par cette plate-forme".

L'an dernier, l'Autorité de la concurrence a jugé qu'Orange avait le droit de demander à être rémunéré pour étendre les capacités interconnexion, lorsque le ratio entre le volume de trafic montant (upload) et le volume de trafic descendant (download) est fortement déséquilibré, ce qui est typiquement le cas avec YouTube.

Un accord de plusieurs millions d'euros a été déjà signé en ce sens entre Orange et Google, Orange profitant de sa position de force sur le marché internationale pour réussir à faire plier le géant américain. Sans doute ce dernier devra-t-il à nouveau sortir le carnet de chèques.

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