Licence globale : la SPPF et l'UPFI jugent la proposition d'Aubry irréaliste
Julien L. -
publié le Samedi 10 Septembre 2011 à 15h19 -
posté dans Société 2.0
Dans un communiqué diffusé cette semaine, la SPPF et l'UPFI ont critiqué le projet de Martine Aubry d'instaurer une sorte de licence globale pour légaliser les échanges de musique sur les réseaux P2P. Pour les deux organismes, cette solution est irréaliste, hasardeuse et imprécise.
C'est le cas de la Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF) et de l'Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI). Dans un communiqué diffusé mercredi sur Facebook, les deux organismes sont revenus sur ce point précis du programme du Parti socialiste. Ils pointent en particulier du doigt l'absence de la moindre concertation avec les producteurs de musique. "La proposition annoncée par Martine Aubry a étonnement été faite sans aucune concertation avec les producteurs de musique. Par ailleurs, l’absence de précision dans les modalités de mise en œuvre de cette proposition (s’agit-il d’une mesure de financement de la production ou d’une rémunération à partager entre les ayants-droit de la musique ?) conduit l’UPFI à considérer qu’elle n’est pas réaliste en l’état". Si le projet de Martine Aubry est jugé imprécis et hasardeux, l'UPFI ne met pas tous les socialistes dans le même sac. Pour les labels indépendants, François Hollande a une attitude plus mesurée que la première secrétaire. L'UPFI a souligné que "les producteurs de musique ont été reçus par François Hollande qui a manifesté sa volonté d’être à l’écoute des professionnels de la filière musicale dans l’élaboration de ses propositions". À la différence d'autres socialistes très engagées en faveur de la licence globale, François Hollande a pendant un temps été distant vis-à-vis de ce mécanisme. En 2006, lors des débats sur la loi DADVSI, le premier secrétaire de l'époque avait réclamé un dispositif "qui ne soit pas la licence globale" et qui permette la rémunération des créateurs sans pour autant limiter la copie privée par téléchargement sur le net. Reste que pour l'UPFI, "une partie du PS continue de prôner des solutions imprécises et hasardeuses dont la plupart des analystes considèrent qu’elles seraient susceptibles de provoquer des conséquences économiques désastreuses pour l’ensemble de la filière musicale". Reste que si l'UPFI rejette aujourd'hui ces solutions considérées comme "imprécises et hasardeuses", cela n'a pas toujours été le cas. Lorsqu'il était déjà président de l'UPFI, Stéphane Bourdoiseau avait expliqué en 2006 que le groupe était "prêt à donner toute sa chance à la technologie pour voir s'il est ou non possible d'endiguer le piratage", c'est-à-dire donner toute sa chance à la loi Hadopi. Et de préciser qu'en cas d'échec, il faudrait changer de fusil d'épaule et miser sur d'autres solutions. "Mais si tel n'était pas le cas, il faudrait alors en passer par des mécanismes alternatifs, c'est-à-dire par une autre forme de monétisation, qu'il s'agisse de la publicité, de la licence globale ou d'une licence légale dite taxe FAI", afin de soutenir tout ou partie de la filière musicale. Cinq ans après, la technologie a-t-elle permis d'endiguer le piratage ? Rien n'est moins sûr, au regard de plusieurs études et mesures d'audience. Combien de temps faudra-t-il encore laisser à la technologie pour voir s'il est possible d'endiguer le piratage ? Une question que nous nous étions déjà posée l'an dernier. Depuis, des premières "réflexions portant la modernisation du cadre juridique du soutien à la filière musicale et des ressources que les acteurs du secteur tirent de leur activités" ont commencé à voir le jour, sous la houlette de Franck Riester. à lire aussi
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Commentaires à propos de «Licence globale : la SPPF et l'UPFI jugent la proposition d'Aubry irréaliste»
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viviane001
le 10/09/2011 à 15:57
Chacun défend son steack !
Ohhh ça alors. Les producteurs à cigare et Ray-Ban estiment que c'est dangereux et irréaliste? Traduisons donc:
Irréaliste: parce que voyons, des choses pareilles, c'est impensable! C'est nous qu'on contrôle la musique! Dans cette dimension-ci, de tels trucs ne *doivent* pas exister. Donc nous ferons du déni. Décidément, l'audace de ces paysans! Dangereux: ben oui, ça va nous couter des sous. Donc, ça l'fait pas. En bref, leur opinion, elle ne change pas, elle repose toujours sur les mêmes concepts moisis et nombrilistes et ils peuvent se la mettre sur l'oreille pour la fumer plus tard. Si comme par magie une autre solution était proposée, je suis bien persuadé que malgré ce "on veut une solution mais qui ne soit pas la licence globale", toute offre se verrait balayée aussi d'un revers de main. Juste pour gagner un maximum de temps pour traire les meuhmeu. Si la SPPF et l'UPFI jugent la proposition d'Aubry irréaliste, c'est un excellent signe : La proposition est bonne.
Le contraire m'aurait étonné, LOL
quand ils ont fait leur putain de lois, les consommateurs n'ont pas eut le droit à la parole ,il me semble; Oui enfin bon, comme l'ADAMI l'a fait remarquer ( http://www.numerama....ale-privee.html ), une licence globale institutionnelle c'est le mal absolu, mais par contre une licence globale privée au bénéfice exclusif des majors, là ya plus aucun problème...
Pour résumer: "la concurrence c'est bien. Surtout chez les autres". Société civile des producteurs de phonogrammes en France (SPPF),
Union des producteurs phonographiques français indépendants (UPFI)... Euh... il me semble que les "phonogrammes" et les "phonographes" n'existent plus aujourd'hui, que viennent réclamer ces abrutis d'un autre temps ? Ont-ils seulement le droit à la parole ? "La proposition annoncée par Martine Aubry a étonnement été faite sans aucune concertation avec les producteurs de musique."
En même temps en démocratie ce ne sont pas les lobbys qu'il convient de consulter, mais les citoyens... dans tous les cas evidement les maisons de disque nont aucun intret a une licence globale ou ils devraient payer les interprettes au lieu de les voller comme il le font actuellement.
le droit d'hauteur a ete fait pour proteger les artistes en leur permettenat de vivre a une epoque ou la consommation de masse nexistait pas et a les proteger des producteurs . quelle misere qua l heure actuelle cest memes artistes ait laisses tomber leurs droits non au profits des internaute mais au profit des producteurs. une seule solution possibles ils aiment se faire prendre et aiment encore plus quand cest avec du gravier vu qu'ils defendent pour certains une loi qui ne leur apporte rien du tout . quand au droit d'hauteur regime largement favorise par rapport au droit des brevets il a ete instaure en echange d'un versement des oeuvres au domaine publique passe une duree . moi je pose la question quelle est la legitimitee de cet avantage enorme si les devoirs qui y sont attaches ne sont pas respectes ou sans cesse repousses ? - Je pense comme G Miel : ces gens-là sont mal placés pour s'ériger en donneurs de leçons !
1) Ces gens confondent le "droit d'auteur" et le "droit d'exploitatation" qu'ils font de ces oeuvres ... ce qui est un abus de droits de leur part ! Ils confondent un produit culturel avec un compte en banque dont les ayants-droits et leurs affidés politiques ont toujours tendance à rallonger la durée pour se goinfrer d'intérêts - reculant la limite du domaine public - et en faire une rente de situation perpétuelle ! Comme disait Denis Ettighoffer ; la rente se substitue et tue la créativité ! http://www.ettighoffer.fr/349/renover-le-copyright-un-imperatif-de-l'economie-numerique Stallman ne dit pas autre chose en dénonçant la dérive sémantique & juridique de l'évolution de leurs languahe, au sujet de la propriété intellectuelle, qui a eu lieu, par des conventions internationales, émanent des cabinets d'affaires juridiques US, pour nous imposer ces conventions scélérates que nous subissons tous . http://www.gnu.org/p...ization.fr.html --------------------- - Revenons au cas Martine Aubry : Si elle lit ça ; je lui dirais encore une fois que le droit d'auteur ne peut pas être sécable ! le contraire serait une escroquerie. Pourqui 2€/mois pour la musique et après où va-t-on ? On continue comme ça pour le ciné, la vidéo & télé, les livres, la photo,la presse, les arts plastiques,etc ...arrêtez ! Les éditeurs n'en auront jamais assez : peut-être pleurent-ils les 30 Glorieuses qui ne sont plus qu'1 souvenir lointain et ça; ils ne veulent pas l'admettre ... donc tant pis pour eux ! Une LG à € est suffisante pour payer les auteurs seuls - mais pas les FAI, les éditeurs et divers intermédiaires parasitaires pléthoriques ( il y a 22 sociétés de SDPR en France ; ce qui est abusif ). Il faudrait aussi nationaliser la Sacem pour garantir une "répartition honête" de ces droits. ---------------------- - Tout les politiques parlent du "droit d'auteur" mais jamais du "droit d'usage" qui conditionne l'accès à la culture sauf Denis Ettighoffer : http://www.ettighoffer.fr/1739/biens-immateriels-pour-un-droit-d'usage-opposable-au-droit-de-propriete - Je cite " La propriété des droits ne doit pas donner tous les droits. Les éditeurs conduisent des stratégies qui contribuent à la rareté du bien immatériel pour en augmenter la valeur ou différemment pour se constituer une clientèle captive qui ne pourra exercer son droit à " consommer " un bien numérique que dans le cadre d'une communauté fermée. On passera, d'une exclusivité de la production à une exclusivité de la distribution, d'un marché ouvert à un marché fermé ! Chaque fois que vous achetez un CD, un livre, une copie d'un nouveau document scientifique, même un peu de Coca Cola, vous êtes à la bifurcation entre un produit et l'accès à la propriété intellectuelle de quelqu'un. Aujourd'hui, les éditeurs peuvent abandonner tout simplement une ?uvre qui ne leur rapporte pas suffisamment et néanmoins imposer un droit de péage si par cas un auteur quelconque s'en est inspiré ! Il faut avoir à l'esprit que dans le conflit engagé entre ceux qui veulent préserver les " biens communs " et les tenants de la " marchandisation de toutes choses " il existe un fort déséquilibre au bénéfice des seconds qui pèse déjà sur la libéralisation de l'économie immatérielle jusqu'au ridicule ". aquassarim, le 10/09/2011 - 19:12 "La proposition annoncée par Martine Aubry a étonnement été faite sans aucune concertation avec les producteurs de musique." En même temps en démocratie ce ne sont pas les lobbys qu'il convient de consulter, mais les citoyens... De toute façon s'il n'y a pas d'accord, bah tan pis pour eux. Cela se fera comme pour la chronologie des médias (voté lors de la loi Hadopi), c'est le législateur qui l'imposera par la loi. Ce qui est dommage car c'est toujours de trouver un compromis qui satisfasse tout le monde (pas de réflexion sur ma conjugaison...) et que la hache de guerre soit enterrée, plutôt qu'une solution qui sera contestée via un recours au conseil d'Etat, ce qui ralentira son application... - Des compromis avec des gens aussi cupides que la SPPF ou l'UFPI semble impossible ... il vaut mieux discuter directement avec les artistes !
- Lorsqu'on critique le projet de Martine Aubry ; aussi vaut-il mieux le faire intelligemment ; n'es-ce pas M.MM ! ...et je vais vous démontrer pourquoi; c'est irréaliste ....je préfère mille fois le projet d'Attali + solide et +réaliste. - Une LG doit couvrir la globalisation des coûts - LaPalisse n'eût pas dit mieux- ! Ce n'est pas un menu à la carte, comme au resto, où chacun choisit ses options ( musique, ciné, livres, photo ..). De toute façon chaque internaute ne pourra pas avoir - vu les prix - accès à toutes les options proposées via son FAI. - Oui; 87% des téléchargements sont de la musique ...donc la plupart prendront cette option. L'internaute se dira " c'est pas écrit pigeon sur mon front !" donc les VPN continueront à tourner à bloc ; même si Hadopi est supprimée. Et tout contrôle des ayants-droits sera illusoire ; beaucoup iront, occasionnellement & frauduleusement, vers d'autres options, incognito ! ( parce que, vu le traffic; ces gens-là n'auront pas le temps de vérifier si les internautes sont autorisés à avoir accès à telle ou telle option, sauf s'ils ont 1 fichier de tous les internautes ...ce sera le patacaisse !). - Ce sera, échec et mat ! Les éditeurs réclameront le retour d'Hadopi et les internautes, les Creative Commons. Le "vieux système" des Majors en ruines ne pourra être restauré. Si tout foire; ce serait la marche triomphale des Creative Commons ; mieux adaptées au web ! - Martine Aubry ferait bien de réfléchir avant de lancer de telles choses à la cantonade. Il vaut mieux, au départ, une LG pour tout sinon rien ... Et la discussion continue!
Ca devient lassant d'entendre toujours les mêmes se plaindre. C'est vrai que leur système est pourri et que l'amalgame entre l'art, la culture, les auteurs est complètement tronqué et qu'en fait il ne s'agit que des intérêts des ayant droits. Personnellement (et je ne suis pas le seul, loin s'en faut) j'ai arrêté toute discussion sur le sujet, en refusant ce modèle économique. Les médias (TV, radios) me permettent de suivre quelque peu l'actualité musicale et cinématographique, et la musique libre me satisfait. Pour le reste mes dépenses dans ce secteur sont inexistantes, et ce jusqu'à ce que ce modèle soit cohérent, honnête et équilibré. Pas demain la veille. Mais je m'imagine ce qui se passerait si tous les consommateurs faisaient de même... "Pour les deux organismes, cette solution est irréaliste, hasardeuse et imprécise."
Tout comme pour la taxe sur les supports, soit dit en passant. Donc, pourquoi ne pas la supprimer? "irréaliste, hasardeuse et imprécise".. ça doit vouloir dire que la taxe n'est pas assez élevée. Le truc habituel. une partie propose 1 euro, l'autre demande 5 en espérant au moins 3.
Capucino, le 10/09/2011 - 16:32 Si la SPPF et l'UPFI jugent la proposition d'Aubry irréaliste, c'est un excellent signe : La proposition est bonne.Surtout quand on sait que le president du SPPF n'est autre que Pascal Négre via un groupe d'intéret SCPA (Société civile des producteurs associés) et rien ne m'étonnerai que l'UFPI soit aussi sous sa coupe ha ben tiens c est étonnant tout ça ! Sans rire vous attendiez quoi de ces dinosaures... ça va leur faire mal, si le futur président(e), non marié a une artiste, se contrefous de leur compte en banque... on a les pétoches hein, va falloir se mettre a bosser pour gagner des sous...ca va leur faire bizarre ...
@obcd
C'est exactement cela. - on est en train de préparer une licence globale à des fins privées, ne venez pas nous gonfler avec une licence globale publique !!! db Ils ont bien raison !
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