Ubisoft a affirmé cette semaine que son DRM de connexion, qui oblige les joueurs à s'authentifier en ligne afin de vérifier si la version du jeu est bien légale, avait eu un impact positif sur le taux de piratage touchant ses jeux. Pour l'heure, l'éditeur français ne prévoit pas de remettre en cause ce dispositif malgré les critiques des joueurs.

Depuis l’an dernier, Ubisoft a entamé une nouvelle approche contre le piratage. Plutôt que d’investir sans fin dans des verrous numériques, qui sont tôt ou tard contournés, l’éditeur français demande désormais aux joueurs de se connecter à ses serveurs à chaque partie, afin de vérifier si la version du jeu qui est installée est bien légale. Des titres comme Assassin’s Creed 2 ou Silent Hunter V nécessitent ainsi une connexion permanente pour jouer.

La nouvelle politique d’Ubisoft ne fait évidemment pas l’unanimité chez les joueurs. Lors de la sortie d’Assassin’s Creed 2 sur Windows, de nombreux avis négatifs sont apparus sur la toile et en particulier sur le site de commerce en ligne Amazon. À l’heure où nous écrivons ces lignes, le jeu atteint tout juste la moyenne (2,5 étoiles sur 5) et 29 avis sur 58 sont à deux étoiles ou moins (27 étant à une étoile).

La controverse sur le DRM de connexion n’a pour autant pas affecté la détermination d’Ubisoft à persister dans cette voie. À l’occasion d’un entretien accordé à PC Gamer, un porte-parole du groupe français a même vanté les mérites du dispositif contre le piratage. Les jeux qui nécessitent une connexion à Internet auraient vu leur taux de piratage se réduire significativement.

Il y a « une nette réduction du piratage de nos titres qui nécessitent une connexion permanente à Internet, et de ce point de vue ce dispositif est un succès » a-t-il expliqué. Pas question, donc, d’abandonner une condition qui a un effet notable sur le piratage des jeux. Preuve en est, le prochain titre d’Ubisoft, Driver : San Francisco, nécessite lui aussi une connexion à Internet pour jouer.

À supposer que le DRM de connexion influe effectivement sur le taux de piratage des jeux d’Ubisoft, il faut toutefois relativiser ses mérites. Le dispositif introduit en effet de nouvelles difficultés qui peuvent affecter le client qui ne pirate pas. Cela peut se produire du côté d’Ubisoft (serveurs indisponibles, abandon du support du jeu, attaques informatiques…) ou du côté du client (ligne Internet perturbée, déplacement sans connexion à portée…).

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