Microsoft annonce avoir conclu un accord avec deux parcs éoliens pour qu'ils assurent en totalité les besoins énergétiques d'un de ses centres de données.

Microsoft avait annoncé la couleur à la fin de l’été : il n’est plus question pour le géant des logiciels d’être un cancre environnemental. Fréquemment taclé dans les rapports de Greenpeace parce qu’il ne fait pas suffisamment pour limiter l’impact des centres de données sur l’environnement, le groupe américain a dévoilé une feuille de route présentant ses objectifs sur les énergies d’origine renouvelable.

Maintenant, il reste à traduire cette bonne volonté pour qu’elle devienne réalité. C’est justement ce à quoi vient de s’employer la firme de Redmond en annonçant lundi 14 novembre la signature d’un contrat avec deux grands parcs éoliens situés aux USA, le premier dans le Kansas et le second dans le Wyoming. Le but ? Qu’ils fournissent 237 mégawatts par an à l’un de ses centres de données.

Selon Microsoft, l’électricité apportée par ces deux parcs sera suffisante pour couvrir la totalité des besoins de son installation qui est située dans le Wyoming. L’entreprise ajoute au passage que ces contrats lui permettent de passer le cap des 500 mégawatts fournis par des énergies d’origine renouvelable, essentiellement de l’éolien mais aussi un peu de solaire.

Serveurs Bull

Seule ombre au tableau, les générateurs de secours.

Microsoft fait en effet savoir que ces installations qui sont là en cas de souci avec les deux parcs éoliens ou les infrastructures pour acheminer l’électricité ne reposent pas sur des sources d’énergie renouvelables mais sur du combustible fossile, à savoir du gaz naturel. Pour le groupe, c’est un moindre mal qui lui permet d’éviter de passer par un groupe électrogène fonctionnant au diesel, plus polluant.

Reste que ces générateurs de secours ne sont pas censés fonctionner sur la durée. En cas de souci avec l’approvisionnement électrique, ils entreront temporairement en fonction le temps de clore l’incident. En théorie, leur empreinte environnementale sera minimale, pour ne pas dire dérisoire.

Microsoft prévoit de passer la part d’électricité utilisée par ses data centers au-dessus de 50 % en 2018 puis 60 % début 2020. En plus d’un focus sur l’éolien, l’hydraulique et le solaire, la compagnie s’emploie également à optimiser la consommation électrique de façon éviter les dépenses superflues. Dans ce cadre, Microsoft a rejoint Facebook dans le projet Open Compute.

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