Le rapport 2015 de Greenpeace sur l'impact environnemental des data centers des grandes entreprises du secteur high-tech met en lumière les récents efforts d'Amazon pour diminuer l'utilisation des énergies fossiles. L'ONG loue par ailleurs Yahoo et Apple, qui obtiennent de très bonnes notes. En revanche, Google et Facebook stagnent.

Comme chaque année, l'association écologiste Greenpeace publie un rapport (.pdf) qui fait le point sur les politiques des grandes entreprises du secteur high-tech pour limiter l'impact de leurs centres de données (ou data centers) sur l'environnement. Dans son édition 2015 de "Clicking Clean", l'ONG remarque en particulier les progrès accomplis par Amazon au cours des derniers mois.

AMAZON S'AMÉLIORE ENFIN

L'entreprise s'est en effet engagée en novembre 2014 à basculer vers les sources d'énergie renouvelables pour remplacer les combustibles fossiles. L'objectif, à long terme, est d'atteindre une consommation énergétique 100 % "propre". La nouvelle a bien sûr été saluée par Greenpeace, même si Amazon a pris soin de ne pas se fixer de calendrier contraignant.

Dans son rapport, l'association remarque la diminution (limitée, il est vrai) des approvisionnements en charbon, gaz naturel et nucléaire depuis un an au profit du solaire, de l'éolien ou encore de l'hydraulique. La situation n'est certes pas encore satisfaisante : les notes d'Amazon restent globalement médiocres, mais elles ne sont plus catastrophiques. C'est la trajectoire qui importe, ici.

LES SOCIÉTÉS PROGRESSENT, MAIS LENTEMENT

Amazon n'est pas la seule société à grimper dans l'indice d'énergie propre de Greenpeace. Les deux firmes qui montent le plus cette année sont Microsoft et Yahoo, même si le premier n'a pas fait évoluer sa politique en faveur de l'environnement depuis l'année (toutes ses notes sont restées à "C"), contrairement au second, qui a amélioré sa note dans l'efficacité énergétique (de "B" à "A").

Des progrès plus modestes sont aussi constatés pour eBay, HP ou encore IBM. En revanche, Facebook est resté stable tandis que Google a légèrement  reculé. Les deux entreprises stagnent alors qu'elles s'étaient distinguées sur ces problématiques  (par exemple avec le projet Open Compute, qui vise à obtenir des économies d'énergie par la conception collaborative de serveurs open-hardware).

APPLE, BON ÉLÈVE DE LA CLASSE

Cette année encore, Apple a obtenu les scores maximaux dans tous les domaines. La firme de Cupertino est la seule à atteindre 100 % sur l'incide d'énergie propre, loin devant Yahoo, qui arrive en deuxième position (73 %). Selon Greenpeace, Apple a la politique la plus en pointe en faveur de l'environnement, avec quatre "A" dans les quatre domaines observés.

Il y a encore quelques années, l'ONG ne mâchait pourtant pas ses mots contre Apple. L'association était même allée jusqu'à lancer une campagne médiatique fustigeant la pollution engendrée par iCloud. Depuis, Apple a pris des mesures radicales pour faire en sorte que ses centres de données n'utilisent que des sources d'énergie renouvelables.

LE FACTEUR ÉCONOMIQUE COMPTE

Pour les entreprises, les engagements en faveur de l'environnement ont des répercussions économiques qui peuvent s'avérer très positives. En réduisant la consommation énergétique de leurs centres de données, en optimisant leur matériel et en s'orientant vers une politique impliquant au maximum les énergies dites vertes, elles œuvrent en faveur d'une réduction de leur facture d'électricité.

C'est un enjeu capital, car les usages dans le cloud explosent dans le monde entier.

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