Face à Uber, Lyft envisage de se vendre auprès d'un grand groupe. Mais la question du prix a dissuadé tous les candidats potentiels.

Dans le domaine des véhicules de tourisme avec chauffeur, Lyft est assurément l’un des principaux rivaux du géant Uber. Tout comme son concurrent, Lyft développe des taxis autonomes capables de transporter des passagers sans l’aide d’un conducteur humain. Il bénéficie aussi du soutien d’un grand constructeur automobile — General Motors — qui a annoncé en début d’année un investissement conséquent dans son partenaire : 500 millions de dollars.

Mais Lyft ne paraît visiblement pas croire dans un destin en solitaire. En effet, d’après les informations du New York Times, l’entreprise américaine est allée au contact de plusieurs très grosses firmes — sont mentionnées General Motors, Apple, Google, Amazon, Uber et Didi Chuxing, l’équivalent chinois d’Uber dans lequel Apple a investi un milliard de dollars — sans pour autant réussir à monter un dossier assez attractif pour organiser son acquisition.

taxicab
Le marché des taxis plait à Uber et Lyft.

Les informations obtenues par Re/Code laissent entendre que des sociétés auraient pu être tentées par Lyft mais que le prix d’achat était trop élevé. Le groupe spécialisé dans les VTC aurait souhaité se vendre aux alentours de 9 milliards de dollars alors que sa valorisation est pour l’heure d’environ 5,5 milliards de dollars, un montant qui a pu être établir au cours de son dernier tour de table. Cette parenthèse a été causée par le désir de General Motors de prendre le contrôle de Lyft.

Lyft se surestime-t-il ?

Le site The Information note que « General Motors a dit ces dernières semaines à Lyft qu’il était intéressé dans l’achat de la société […]. Après avoir sollicité divers autres partenaires stratégiques potentiels, Lyft repoussé l’approche de GM et a décidé de relever un nouveau cycle de financement à la place ». Visiblement, Lyft a été déçu à la fois par ce qu’a pu proposer GM et par l’intérêt limité d’autres grands groupes, ce qui l’a conduit à se retrancher derrière une simple levée de fonds.

Toute la question est de savoir si l’absence de contre-offre, en tout cas au niveau souhaité par Lyft, aura des répercussions négatives sur son avenir dans les semaines et les mois à venir. L’enjeu est important car le groupe perd de l’argent même si d’autres voyants sont au vert. En outre, Lyft est un peu retard sur le projet de taxi autonome par rapport à Uber, qui a par ailleurs réglé le problème du marché chinois. Autant d’éléments qui peuvent apparaître à comme des contrariétés à venir pour Lyft.

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