La mairie de Paris compte toujours faire payer le stationnement des deux-roues thermiques, mais la mise en place prendra un peu de retard. Elle vise désormais septembre 2022.

Les propriétaires de scooters et motos thermiques vont avoir un peu de répit dans la capitale : le stationnement ne deviendra pas payant au 1er janvier 2022 comme c’était prévu, mais il est repoussé à septembre 2022. C’est David Belliard, l’adjoint à la maire à la transformation de l’espace public et mobilités, qui l’a confirmé sur BFM Paris le 26 novembre 2021.

Il s’agit d’après lui d’une « décision liée à des contraintes techniques dans la mise en place d’une interface » qui doit permettre aux conductrices et conducteurs de deux-roues motorisés de demander en ligne une carte de résident. Cette carte est censée permettre de ne pas payer à chaque stationnement, mais avec un abonnement annuel.

L’outil mis en cause s’appelle France Connect, un service très utile qui permet de se connecter à plusieurs services publics avec un mot de passe et un identifiant unique. La Mairie de Paris voulait privilégier ce système, efficace, pour faciliter les demandes des usagers, mais dit s’être heurtée à un certain refus de coopérer de la part du gouvernement : «  L’État a fait barrage », avait asséné David Belliard la veille auprès de l’AFP. À BFM Paris, il a précisé ne pas souhaiter «  mettre en ligne un outil qui provoquera à coups sûrs un certain nombre de bugs pour les usagers et usagères. »

Il était aussi question d’un partenariat entre la mairie et certains parkings payants dans la capitale, qui seraient accessibles et moins chers pour les détenteurs d’un « passe 2RM » (deux-roues motorisé), mais fin novembre, les détails n’avaient pas encore été donnés.

Le scooter Niu NGi GTS Sport // Source : Louise Audry pour Vroom/Numerama

« Favoriser les motorisations les moins bruyantes, les moins émettrices de pollutions atmosphériques »

« Nous avons fait voter la fin de la gratuité du stationnement des scooters et motos thermiques à Paris. Notre détermination est intacte, nous le ferons », a-t-il toutefois tenté de rassurer sur son compte Twitter.

En juillet dernier, la Mairie avait voté cette évolution des règles de stationnement dans la capitale : « Nous souhaitons favoriser les motorisations les moins bruyantes, les moins émettrices de pollutions atmosphériques », avait annoncé l’adjoint à la maire à l’époque, faisant la joie des propriétaires de deux-roues électriques, mais provoquant l’ire des motos et scooters émetteurs de CO2.

Les tarifs envisagés par la mairie sont élevés pour les visiteurs, mais pas tant pour les résidents, qui pourraient bénéficier d’une carte à 22,5 euros l’année pour stationner dans la capitale. À l’inverse, les non-résidents devraient débourser 2 à 3 euros de l’heure (en fonction des zones) pour garer leurs deux-roues thermiques.

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