Tesla a lancé une bêta permettant à certains propriétaires d'essayer la conduite 100 % autonome. Bien évidemment, les autorités américaines vont se pencher sur le sujet.

La semaine dernière, Tesla a lancé une bêta pour l’Autopilote. Il s’agit d’une mise à jour très importante pour le constructeur américain, qui propose à certains propriétaires d’avoir un aperçu concret de la conduite 100 % autonome (y compris en ville). Les premières vidéos partagées par les utilisateurs sont impressionnantes, mais il ne faudrait pas occulter les risques liés à une technologie encore faillible et/ou à un manque de vigilance de la part des conducteurs.

Voilà pourquoi les autorités américaines vont surveiller cette phase d’expérimentation avec attention, optant pour une approche wait&see, selon les informations rapportées par The Verge dans un article publié le 23 octobre. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) assure qu’elle va « surveiller de très près cette technologie » et « n’hésitera pas à prendre des décisions pour protéger le public en cas de risques excessifs pour leur sécurité. »

Flickr/Bill Dickinson

La NHTSA refuse de croire en la conduite 100 % autonome

La NHTSA refuse de considérer les fonctionnalités avancées de l’Autopilote comme de la conduite 100 % autonome. Elle indique : « Comme nous l’avons toujours dit, aucun véhicule disponible à l’achat aujourd’hui n’est capable de conduire de lui-même. Aujourd’hui, les technologies les plus avancées apportent de l’assistance au conducteur et requièrent une attention permanente pour réaliser des manœuvres et surveiller l’environnement. Abuser de ces technologies peut distraire la conduite. Chaque État fédéral tient le conducteur pour responsable du bon fonctionnement du véhicule.  » 

La NHTSA rappelle en sous-texte l’importance de la vigilance du conducteur quand il est derrière le volant, qu’importe ce que la voiture peut lui apporter en termes d’assistance.

Tesla se protège déjà des éventuelles dérives, en expliquant dans la note de mise à jour : «  Elle [la capacité de conduite entièrement autonome] peut prendre la mauvaise décision au mauvais moment, vous devez donc toujours garder vos mains sur le volant et faire encore plus attention à l’environnement. Ne prenez pas la confiance. » On y perçoit déjà une éventuelle ligne de défense en cas de drame, sachant que la National Highway Traffic Safety Administration n’accordera aucune fleur à Tesla. Par le passé, elle s’est déjà penchée sur l’Autopilote après un accident mortel. La firme américaine devra en parallèle faire preuve d’une communication irréprochable en cas de problème.

En Europe, tout porte à croire que les autorités ne laisseront même pas l’opportunité à Tesla de tester la Capacité de conduite entièrement autonome sous la forme d’une bêta. Il y a quelques mois, plusieurs fonctionnalités de l’Autopilote ont perdu en efficacité. Pour Tesla, il s’agit d’un frein au développement de la conduite 100 % autonome, qui a besoin d’être utilisée par un maximum de monde pour évoluer.

Crédit photo de la une : Capture du 1er mars 2019

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