Une nouvelle mise à jour appliquée aux Tesla a été déployée pour répondre aux exigences de la régulation européenne en matière de conduite autonome. Ce qui réduit la fonctionnalité Autopilote.

En Europe, l’Autopilote va-t-il finir par devenir inutile ? Pour se plier aux récentes exigences de la législation drastique en matière de conduite autonome, Tesla a été contraint de mettre à jour la fonctionnalité. Ce qui la rend encore moins efficace. Dans un article publié le 17 décembre, Electrek partage un mail reçu par plusieurs propriétaires d’une Model S ou d’un Model X — sachant que la Model 3 est déjà livrée avec les limitations européennes.

On peut y lire que Tesla est désolé de la situation puisque les bénéfices de l’Autopilote sont fortement réduits à cause des lois en cours. «  Nous allons continuer de tout faire pour que la fonctionnalité complète soit de nouveau disponible  », promet le constructeur à celles et ceux qui ont dépensé plusieurs milliers d’euros pour un pack avancé. 

Autopilote Tesla // Source : Capture du 1er mars 2019

L’Autopilote moins efficace en Europe

Il y a quelques mois, Tesla avait déjà déployé une mise à jour pour agir sur l’assistance au maintien de cap, en réduisant l’angle avec lequel le volant peut tourner seul. Là, les nouvelles restrictions concernent davantage les changements de voie automatique.

Voici les modifications :

  • Le changement automatique de voie est restreint à une utilisation sur des routes rapides séparées avec deux ou plusieurs voies dans n’importe quelle direction ;
  • Une fois que le changement de voie automatique est lancé, votre voiture va attendre au moins 1 seconde et demie avant de commencer à changer de voie ;
  • La voiture attendra jusqu’à 5 secondes avant d’annuler si l’action de changement de voie automatique n’est plus possible ;
  • L’angle du volant est encore plus limité, ce qui peut affecter la capacité à gérer certains virages ou à rester dans la voie ;
  • La fonction Summon, qui permet de faire venir la voiture à soi par l’intermédiaire de son téléphone, doit être utilisée dans un rayon de 6 mètres ;
  • Les utilisateurs vont recevoir une alerte si le volant ne détecte pas les mains pendant 15 secondes. 

Dans certains cas, les nouvelles restrictions sont vraiment pénalisantes et rendent l’Autopilote inutile. On pense notamment au changement de voie automatique, qui peut stopper la manoeuvre au bout de 5 secondes, au hasard en cas de trafic important (ce qui peut arriver très souvent). On rappelle aussi que l’Autopilote est déjà à un stade beaucoup plus avancé aux États-Unis, où les propriétaires bénéficient des nouveautés bien avant les autres (merci les lois plus souples).

Dans son configurateur, Tesla évoque d’ailleurs «  l’approbation réglementaire, dont l’obtention peut être plus longue dans certains pays ». Pour le constructeur, la réglementation est autant un frein à son développement commercial (puisque les fonctions avancées sont vendues en option) que technologique (puisque l’Autopilote doit être utilisé par les utilisateurs pour s’améliorer).

Crédit photo de la une : Tesla

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