Einride, startup suédoise spécialisée dans le transport autonome, a dévoilé son nouveau véhicule. Il s'agit d'un camion drone autonome pouvant également être piloté à distance.

Depuis sa création en 2016, la startup suédoise Einride rêve d’une flotte de petits camions électriques et autonomes, pensés pour différents usages. Pour atteindre son objectif, elle a mis au point un véhicule d’une part, et un écosystème d’autre part, la plateforme AET (Autonomous Electric Transport), selon un article publié par The Verge le 8 octobre. L’entreprise entend passer à la vitesse supérieure avec ce véhicule qui peut être décliné en quatre modèles (correspondant à différents cas d’usage).

Le drone prend la forme d’un petit camion futuriste qui ne dénoterait pas dans un film mélangeant science-fiction et horreur. L’engin, dont le design étrange aux lignes épurées s’inspire du T-Pod montré en 2017, est dépourvu de tout ce qui est lié à une conduite normale : pas de cabine, pas de volant, pas de pédale, pas de pare-brise, pas de rétroviseur extérieur… Le nouveau pod peut rouler seul ou être piloté à distance, notamment pour des manœuvres d’assistance.

Camion drone d’Einride // Source : Einride (via The Verge)

Einride a de grandes ambitions

Derrière sa plateforme AET, Einride nourrit de grandes ambitions. Il estime pouvoir proposer quatre niveaux d’application avec sa plateforme :

  • AET 1 : zone géolocalisée ;
  • AET 2 : zone proche (avec contrôle à distance) ;
  • AET 3 : usage rural ; 
  • AET 4 : voies rapides. 

« Chaque pod, qu’importe le niveau AET, dispose d’une conduite autonome de niveau 4 et peut être piloté à distance », explique Einride. Les différents niveaux, adaptés à plusieurs besoins, sont également régis par la vitesse maximale : 30 km/h pour AET 1 et AET 2, 45 km/h pour AET 3 et 85 km/h pour AET 4. L’autonomie est comprise entre 130 et 180 kilomètres. Au regard des caractéristiques, on devine que la startup vise une cible professionnelle, pour du transport de marchandises (livraison) ou de personnes (taxi). En 2018, Einride avait également levé le voile sur un véhicule atypique capable de faire transiter beaucoup de troncs d’arbre.

Faut-il croire à Einride ? C’est toujours le problème avec ces entreprises qui cherchent à révolutionner la mobilité en empilant les prototypes prometteurs. Tout dépendra de la capacité de la société suédoise à trouver des (gros) clients et, aussi, de l’évolution de la régulation en matière de conduite autonome. Einride fait déjà rouler quatre véhicules pour le compte d’Oatly — qui produit des boissons à l’avoine. Financièrement, la startup vient de lever 10 millions de dollars, a rapporté VentureBeat le 1er octobre. Ils viennent s’ajouter aux 25 millions récoltés un an plus tôt. Cette somme, qui paraît dérisoire, devrait lui permettre de franchir un palier.

En tout cas, le CEO Robert Falck est confiant sur le développement des infrastructures autonomes malgré la crise du coronavirus : «  Je pense que les gens savent que cela va arriver. C’est juste une question de temps. Pour le moment, il faut se focaliser sur le développement du business et sur le nouvel écosystème qui doit être créé autour du transport autonome. » 

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