Infiniti a précisé ses plans concernant l'électrification. Il y aura des modèles 100 % électriques et d'autres avec un moteur thermique qui servira de générateur.

Ces derniers mois, Infiniti a dévoilé plusieurs concepts électriques — dont un très joli SUV. Aujourd’hui, la branche premium de Nissan semble être prête à passer la deuxième. Dans un communiqué publié le 4 novembre, elle a précisé ses plans concernant l’électrification. La transition s’articulera autour de deux groupes propulseurs. Dont un fonctionnant avec… de l’essence.

Ainsi, Infiniti fait le choix de conserver un moteur thermique, qui servira de générateur pour alimenter en permanence une batterie reliée à des blocs électriques. Le tout avec une transmission intégrale puisqu’il y aura un moteur sur chaque essieu.

Volant du Infiniti QX Inspiration // Source : Infiniti

Infiniti tient au thermique

« Certains utilisateurs seront ravis de vivre le frisson d’un véhicule électrique, son silence, son couple instantané, mais sans s’inquiéter de l’autonomie ou du temps de charge. Et c’est la solution que nous avons choisie », explique Eric Rigaux, en charge de la stratégie produit, dans les colonnes d’Electrek. Si les groupes propulseurs seront différents (100 % électrique ou essence + électrique), en revanche, la plateforme de développement sera commune aux véhicules. Et les ingénieurs comptent en profiter pour repenser le design et revoir l’espace à bord. 

La technologie hybride d’Infiniti peut rappeler la BMW i3 Rex, voiture électrique dotée d’un petit moteur thermique pensé pour prolonger l’autonomie (modèle abandonné aujourd’hui). Sauf qu’on ne pourra pas recharger les véhicules d’Infiniti sur une borne ou une prise murale. Pour faire le plein du moteur VC-Turbo de 1,5 L à 3 cylindres, il faudra absolument passer par une pompe à essence. De plus, contrairement à l’i3, il sera relié à une batterie de très, très faible capacité (moins de 5 kWh). A priori, la conduite 100 % électrique, si elle est possible, ne sera pas éternelle.

En bref, Infiniti fait le choix de l’électrification par l’essence, un positionnement qui prêtera à débat face au 100 % électrique. D’autant qu’il y a un vrai risque de cannibalisation des ventes : certains seront plus enclins à opter pour la version hybride face aux incertitudes liées à l’autonomie et à la recharge. Difficile d’y voir l’avenir.

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