Tesla a décidé de fermer ses boutiques. On ne pourra acheter ses voitures qu'en ligne.

On espère que vous aimez les achats en ligne. Car, bientôt, on ne pourra acquérir une voiture Tesla qu’en passant par internet. La firme américaine a officialisé la fermeture de plusieurs boutiques physiques dans un communiqué publié le 28 février 2019.

Cette annonce est étroitement liée à la Model 3 à 35 000 dollars, promesse devenue une réalité. « Pour vendre à ces prix tout en restant rentable, Tesla ne proposera plus que de la vente en ligne », justifie le constructeur. Cette transition débute en Amérique du Nord et sera appliquée au monde entier ces prochaines semaines. 

Boutique Tesla à Paris // Source : Numerama

Satisfait ou remboursé

Pour pallier la future absence de canal physique, Tesla se range derrière la possibilité de commander ses voitures en moins d’une minute — via un téléphone. Il va également mettre en place un service ‘Satisfait ou remboursé’. Concrètement, ce substitut à un essai en concession permettra de rendre un véhicule dans les sept jours après achat (s’il a roulé moins de 1 600 kilomètres).

Et Tesla n’a pas peur des abus : « En somme, vous pouvez acheter une Tesla, conduire pendant plusieurs centaines de kilomètres pour un week-end avec des amis et la rendre. Compte-tenu de notre taux de satisfaction, nous sommes sûrs que vous garderez la voiture. » Pour en profiter, il faudra quand même avoir quelques dizaines de milliers d’euros sur son compte (il faut bien avancer l’argent). 

Tesla conservera quand même quelques boutiques, situées dans des endroits à fort passage. Elles deviendront des galeries et des centres d’informations. Pour le moment, nous ne savons pas si celle de Paris, inaugurée il y a moins d’un an à la Madeleine, sera sacrifiée. Aujourd’hui, il y a dix magasins Tesla en France — hors représentants commerciaux.

On peut penser que Tesla va compter sur le bouche-à-oreille pour attirer d’autres clients. Malgré l’arrêt du très généreux programme de parrainage, les propriétaires continuent de vanter les mérites de leur voiture. Cette publicité, gratuite, font d’eux des prescripteurs. Et ils seront peut-être les vendeurs de demain.

Crédit photo de la une : Numerama

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