Le SUV électrique à écran géant de 48 pouces devrait entrer en production cette année. Son intérieur définitif était présenté au CES de Las Vegas et il devrait marquer les esprits de ses utilisateurs. Découverte.

La startup chinoise Byton va vite, très vite, et elle semble en mesure de lancer la fabrication en série de son SUV M-Byte d’ici la fin de l’année 2019 dans sa propre usine juste construite à Nanjing (capacité théorique : 300 000 voitures/an). Un projet mené à bien — attendons quand même de voir les premiers exemplaires distribués — en seulement 39 mois après le lancement du projet, ce qui est extrêmement court dans le monde de l’automobile où les inerties sont bien plus grandes que dans la tech, tandis que les durées de vie des produits sont également bien plus longues.

Résultat, pour une auto aussi technologique destinée à rester 6 ou 7 ans sur le marché, son écran doit être au top, tout comme le processeur qui le gère, tandis que des mises à jour à distance sont d’ores et déjà prévues, avec la possibilité de faire évoluer les services, la personnalisation, les graphismes, etc. Byton met aussi en avant la sécurité informatique de son véhicule, avec ici un système de protection des données mis au point par des experts, selon la marque, et des serveurs qui, pour le marché européen, seront en Europe.

Byton M-Byte, de profil // Source : Byton

Ready Car One

Mais revenons sur la définition de base du projet. Il s’agit d’une nouvelle marque créant des autos pensées comme un device informatiques comme un autre. Le nom Byton est d’ailleurs pour bytes on wheels… Le M-Byte est un premier modèle dessiné par le Français Benoît Jacob, à l’origine des BMW i3 et i8, où il a travaillé avec certains des fondateurs allemands de la marque.

Électrique, autonome et hyperconnecté (3 antennes 4/5 G), l’engin porte en lui une certaine vision du futur. Et derrière des lignes de SUV somme toute assez classiques, à l’intérieur, la claque est garantie avec l’immense écran de 48 pouces ( !) nommé Shared Experience Display qui court sur toute la largeur de la planche de bord, conçu avec l’équipementier français Faurecia.

L’énorme écran // Source : Byton
L’écran immense présenté au CES // Source : FrAndroid

L’idée est d’y afficher de manière très simple et graphique les infos de conduite, de navigation et d’infodivertissement. Placé trop en avant pour être tactile, il peut être commandé de différentes manières. Ainsi un écran tactile est-il placé sur le moyeu fixe du volant pour donner accès à toutes les fonctionnalités au conducteur. Un autre écran est positionné entre les sièges avant, surtout destiné au passager qui pourra facilement prendre la main.

En tout, 7 écrans parsèment l’habitacle : les millennials devraient y trouver leur compte… On peut aussi interagir avec une commande gestuelle ou vocale avec Alexa (encore Alexa…). Aidée par un système de reconnaissance faciale, l’informatique embarquée peut suggérer des trajets ou des choix de restaurants par exemple selon les goûts des passagers qu’il reconnaît.

45 000 $ pour

Côté performances, pas de record du 0 à 100 km/h ici façon Tesla ou l’arlésienne Faraday Future mais des prestations dynamiques comme n’importe quelle voiture électrique digne de ce nom, en deux versions avec un moteur ou deux moteurs et transmission intégrale et respectivement des batteries de 71 ou 95 kWh pour 520 km NEDC d’autonomie maximum. 80 % de la batterie peuvent être rechargés en 30 min sur une borne rapide. La conduite semi-autonome de niveau 3 devrait être accessible pour les modèles haut de gamme prévus pour l’Europe d’ici 2020. En configuration autonome, les sièges avant pourront pivoter de 12° pour renforcer la convivialité à bord. Sympa.

Compter sur un prix d’attaque ambitieux de 45 000 $, pas trop onéreux au vu du gabarit et du positionnement haut de gamme de ce SUV prometteur.

La voiture présentée au CES // Source : FrAndroid

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