PSA a présenté Free2Move, son service d'autopartage, en présence d'Anne Hidalgo, à la mairie de Paris. 550 véhicules de la marques seront disponibles via l'application dédiée, à partir du lundi 3 décembre.

Faire oublier Autolib’, voilà la mission de Free2Move. La maire de Paris Anne Hidalgo et la marque de Peugeot-Citroën présentaient le service d’autopartage du groupe, ce 29 novembre.  Déjà présent dans 12 pays, le service sera accessible dans la capitale à partir du lundi 3 décembre 2018. 550 voitures électriques de la marque seront disponibles en free-floating, c’est-à-dire sans avoir besoin de les attacher à une borne, et réservables via une application dédiée.

Les voitures bleues et rouges de Free2Move étaient exposées à l’extérieur de l’hôtel de ville de Paris.

« La voiture individuelle thermique, c’est fini, du moins pour une métropole comme Paris  », commence Anne Hidalgo à la tribune. La maire de Paris reste déterminée à repousser les voitures diesel et essence, sources de pollution sonore et environnementale, hors de sa ville. « Seulement 37 % des ménages parisiens ont un véhicule personnel », tempère-t-elle en anticipant les réactions.

Rebondir après l’échec d’Autolib’

L’échec d’Autolib n’a pas affecté la volonté de madame Hidalgo, qui ouvre désormais la ville à d’autres services d’autopartage. « Free2Move va occuper la place que prenaient précédemment les itinéraires en Autolib’ » développe la maire. Elle explique le raté d’Autolib’ par son modèle « dépassé par le numérique. » La réservation des voitures se faisait à la borne, là où les nouveaux services permettent de le faire via une application mobile.

Anne Hidalgo présentait les voitures de Free2Move dans la cour de la mairie de Paris. // Source : Numerama

Renault était arrivé timidement dans la capitale, fin septembre, avec une flotte de 120 véhicules électriques rattachés à son service Moov’in. Cette fois, c’est Peugeot qui débarque, avec une flotte plus importante de 550 véhicules, composée à moitié de Peugeot iOn, et à moitié de Citroën C-Zéro. Free2Move espère augmenter ce chiffre dès 2019 si son service rencontre le succès escompté.

La marque de PSA n’en est pas à son coup d’essai. Free2Move a commencé son service d’autopartage à Madrid en 2016, et propose désormais 65 000 véhicules dans 12 pays, notamment en Chine et aux États-Unis.

Comment prendre une voiture Free2Move ?

Sans durée minimum, la location d’une voiture est facturée à 0,39€/minute (un prix horaire identique à l’application de Renault). Mais si vous prévoyez de l’utiliser régulièrement, Free2Move prévoit un abonnement à 9,90€/mois, qui abaisse le coût de la minute de location à 0,32€/minute. L’abonnement, sans engagement, devient donc rentable à partir d’un peu moins de deux heures et demie de conduite.

Pour louer une voiture, on repart sur le même modèle que pour les trottinettes électriques en free-floating comme Lime ou Bird.

L’application affiche une carte des voitures disponibles. En bas, on peut lire son adresse, la distance qui nous sépare du véhicule et une estimation de son autonomie. // Source : Numerama
  • Télécharger l’application Free2Move Automobile, disponible sur l’Apple Store et le Play Store à partir du 3 décembre. Le service devrait à terme rejoindre l’application Free2Move, qui regroupe les services de plusieurs prestataires, mais ce n’est pas le cas pour l’instant.
  • Réserver la voiture qui vous intéresse sur la carte. L’application affiche l’adresse où est garée la voiture, la distance qui vous en sépare, et l’autonomie estimée en kilomètres. Vous avez ensuite 15 minutes pour la déverrouiller.
  • Quand vous arrivez à proximité, cliquer sur la commande « déverrouiller » de votre smartphone pour accéder à l’intérieur de la voiture. La clé du véhicule se trouve dans la boîte à gants.
  • Une fois arrivé à destination, vous pouvez garer votre véhicule gratuitement sur n’importe quelle place autorisée à Paris.

Côté installations, la Ville de Paris est en train de réhabiliter son parc de 1 500 bornes Autolib’. Ces places seront accessibles aux utilisateurs de Free2Move, mais s’ils choisissent celles-ci, ils devront brancher la voiture à la borne de rechargement après utilisation.

Anne Hidalgo a déjà annoncé que d’autres opérateurs d’autopartage arriveront en 2019. La ville souhaite créer un marché concurrentiel de la mobilité comme service, et compte empêcher tout monopole.

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