Durant le Mondial de l'Automobile à Paris, le groupe Peugeot a annoncé qu'il lancera son service d'autopartage dans la capitale dans les semaines à venir. On attend de connaitre les tarifs.

Le service Autolib’ fermait ses portes le 31 juillet dernier, ne laissant plus que des bornes dans les rues et des regrets dans le cœur de certains utilisateurs. Ces derniers n’auront pas à attendre très longtemps pour un remplaçant. Mieux, ils ne manqueront pas de choix dans les semaines à venir. Dans le sillage de Renault et de son Mov’in.Paris, le groupe Peugeot s’apprête à dégainer son propre service d’autopartage à Paris sous la marque Free2Move.

500 voitures à Paris cet automne

Le rendez-vous est pris pour cet automne, une information confirmée par Brigitte Courtehoux, Directrice des Services de Mobilité et de Connectivité, à l’occasion d’une table ronde organisée dans le cadre du Mondial de l’Automobile — à laquelle Numerama a assistée.

Dans un premier temps, ce sont 500 véhicules 100 % électriques — des Peugeot iOn et des Citroën C-Zero — qui investiront les rues de Paris intramuros. En fonction du succès, cette flotte pourrait grimper jusqu’à 2 000 à l’horizon 2019 ou 2020. L’opérateur a retenu le système du free-floating, ce qui signigie qu’il ne faudra pas passer par une station dédiée pour garer la voiture.

Peugeot Free2Move

Quid des tarifs ?

Interrogée sur les tarifs, Brigitte Courtehoux a précisé qu’ils n’étaient pas encore tout à fait définis. On peut s’attendre à ce qu’ils soient relativement proches de ceux pratiqués à Madrid, où le service est déjà en place depuis plusieurs mois. Dans la capitale espagnole, Free2Move facture 24 centimes la minute avec un forfait inférieur à dix euros à l’inscription.

Sur ce sujet, Renault a de son côté été clair : ce sera 0,39 euro la minute, avec un trajet minimum de 3,90 euros. Peugeot a néanmoins garanti qu’il ne faudra pas payer le parking en plus de la courte location. À noter que les bornes Autolib’ ne pourront pas être réutilisées pour recharger les Peugeot iOn et les Citroën C-Zero : elles doivent d’abord être mises à jour.

La concurrence ne serait pas une menace

Ce service d’autopartage s’inscrit dans une stratégie plus globale du groupe Peugeot, amorcée avec le lancement de Free2Move en 2016, marque qui vise les 300 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021. Très ouverte et fonctionnant comme un agrégateur, elle a pour objectif de fournir de nombreuses solutions de mobilité différentes. En ce sens, le géant de l’automobile ne voit pas la concurrence comme une menace : il s’agit plutôt d’une nécessité pour répondre à une demande croissante au sein d’environnements urbains chargés.

Et comme l’application Free2Move regroupe divers partenaires, qui proposent plusieurs moyens de locomotion, il n’est pas exclu, à terme, de pouvoir trouver une voiture Renault via une plateforme gérée par Peugeot. Mais on n’y est pas encore.

Partager sur les réseaux sociaux