Avec l’USB-C, on tient enfin un connecteur universel. Finies les dérives en matière de connectique ? Pas tout à fait : au sein même de l’USB-C, tout ne se vaut pas : les câbles, chargeurs et ports peuvent s’avérer très différents entre eux.

C’est un signe des temps. Même Apple se met à l’USB-C avec son iPhone 15, mettant un point final à la décennie du Lightning. La société américaine est le dernier grand poids lourd à basculer dans l’ère USB-C, à la grande satisfaction de l’Union européenne et après des années de bataille. Quant aux retardataires, ils ont jusqu’au 28 décembre 2024 pour sauter le pas (ou 26 avril 2026 pour certains autres appareils).

Quels accessoires USB-C choisir en fonction de ses besoins ?

Je veux recharger mon périphérique

Le meilleur câble USB-C pour recharger n’importe quel périphérique

Sans rentrer dans les complexités des différents câbles USB-C vers USB-C disponibles sur le marché, nous vous recommandons d’opter directement pour un câble supportant les plus hautes puissances disponibles (240W) afin d’avoir un câble pouvant servir à recharger n’importe quel périphérique et qui durera dans le temps. Il n’y a aucun risque à utiliser ce type de câble avec un appareil utilisant moins de puissance, la limite étant la puissance maximale supportée et non la minimale.

Le meilleur chargeur USB-C pour smartphone, tablette ou autre périphérique à consommation modérée

Pour recharger un périphérique avec une consommation modérée, nous vous conseillons de vous tourner vers le chargeur USB-C Nano de Anker (30W). Celui-ci permet de recharger son périphérique jusqu’à 30W, et confère une compatibilité parfaite avec tous les smartphones et tablettes d’Apple, de Samsung et de Google.

Le meilleur chargeur USB-C pour un PC Portable ou un MacBook

Pour recharger un PC Portable, on recommande de retenir un chargeur plus costaud : le Anker Prime (100W) . Même si le chargeur dépasse la puissance maximale nécessaire pour alimenter le PC, cela ne sera pas un problème, car il s’adaptera à sa puissance maximale afin de proposer la meilleure expérience de charge possible. Il a également l’avantage d’être très compact pour la puissance qu’il propose, et de proposer des ports secondaires dans le but de recharger d’autres périphériques simultanément.

usb-c
Un câble USB-C. // Source : supersmario

Je veux transférer des données entre deux périphériques

Le meilleur câble USB 4 / Thunderbolt 4

Si vous souhaitez avant tout opter pour un câble USB-C dans le but de transférer des données entre deux périphériques, que ce soit vers un écran ou vers un SSD, ou les deux simultanément, il est judicieux d’opter pour un câble qui est certifié au moins 40 Gb/s afin d’éviter un bridage à ce niveau.

Le meilleur hub USB-C / Thunderbolt 4

L’un des avantages de la norme USB-C est de relier des hubs à son PC ou sa tablette pour utiliser un seul port pour différents usages. Dans ce but, deux hubs sortent du lot. Le premier répondra à la très grande majorité des usages et assure une très large compatibilité. Le second s’adressera davantage aux professionnels qui ont besoin d’une puissance de transfert plus importante via la norme Thunderbolt 4.

C’est quoi l’USB-C / Type-C ?

L’USB Type-C est une promesse : en finir avec la jungle des connecteurs USB dont les formes partaient dans tous les sens. Au fil des ans et des évolutions techniques, l’industrie n’a cessé de faire évoluer les embouts : Type-A et Type-B d’abord, mais aussi des variantes plus petites avec les mini et les microconnecteurs, déclinés en Type-A et Type-B là encore.

L’USB Type-C, ou USB-C, a vu le jour au milieu de la décennie 2010 avec l’idée d’imposer une forme d’embout unique et simple. Il a la forme d’un ovale très aplati, dont l’épaisseur fait 2,5 millimètres et la longueur 8,3 mm. Il est ainsi très différent du carré de l’USB Type-B, du rectangle de l’USB Type-A ou mini-B et des formes plus originales du mini-A ou micro-B.

Le port USB Type-C, nouveau standard pour la connectique. // Source : Pixabay
Le port USB Type-C, nouveau standard pour la connectique. // Source : Pixabay

En somme, l’USB-C est un design. Un design bien pensé d’ailleurs : chaque extrémité du câble USB-C peut servir sur une prise, mais en plus on peut aussi choisir de brancher l’embout dans un sens ou dans l’autre, sans que cela pose une difficulté. Cela est vrai s’il ne s’agit pas d’un câble hybride, qui aurait un embout USB-C d’un côté et un branchement HDMI de l’autre.

Il est loin le temps où il fallait tester un sens sans forcer et pivoter l’embout si ça ne rentrait pas. Si la transition a pris quelques années et a causé des frictions que l’on pouvait facilement résoudre avec un adaptateur, les bénéfices à long terme sont nets. Personne ne voudra retrouver une connectique fragmentée et se priver de ce branchement symétrique, donc réversible.

Pour faire simple : ce n’est pas qu’un produit est USB-C qu’il peut exploiter au maximum un port USB-C. Il s’agit avant tout d’un design, sur lequel des normes peuvent s’ajouter.

Que peut faire l’USB Type-C ?

L’USB Type-C est un design sur lequel il est possible d’empiler des caractéristiques techniques particulières. Mais attention. Là est le piège. Si la conception de l’USB-C a été pensée pour lui permettre de véhiculer des débits, signaux, usages différents, cela ne veut pas dire que tel ou tel câble USB-C peut tout faire. C’est la même chose pour la puissance électrique transportée.

Parmi les utilisations avec un câble USB-C figurent la recharge de l’appareil, le transfert de données, le support de l’audio (il existe des écouteurs filaires dont l’embout à relier avec un smartphone est une prise USB-C), la gestion de certaines standards de transfert de données (DisplayPort, Thunderbolt, MHL, OTG, HID). Mais dans le détail, cela dépendra du câble USB-C et de l’appareil connecté.

Dès lors, le câble USB-C n’est pas seulement capable de mettre de l’ordre dans la jungle de l’USB, avec une prise unique. Il peut aussi se substituer à la prise jack pour brancher des écouteurs. Il peut remplacer la prise classique de recharge électrique. Il peut aussi servir à délivrer de la vidéo via le protocole DisplayPort. Et il sert de connectique pour le récent Thunderbolt 4 (et bientôt Thunderbolt 5).

Quelle est la différence entre USB et USB-C ?

L’USB est le nom général de la norme servant à connecter des périphériques à un ordinateur ou un autre appareil, comme un smartphone. La norme USB a connu des évolutions au fil du temps, aussi bien au niveau de la forme du connecteur physique (on connaît tous la connectique USB-A non réversible) que sur la capacité de transfert de données ou ses propriétés (recharge électrique ou support de certaines technologies).

L’USB-C constitue la dernière grande évolution de la norme USB, avec l’ambition de remplacer tous les précédents connecteurs : il présente un embout qui est réversible (on peut le brancher dans un sens ou dans l’autre, avec n’importe quel embout, sauf dans le cas des adaptateurs). Son adoption est aujourd’hui généralisée, ce qui en fait un standard bien installé.

L’USB-C peut fonctionner avec les différents débits des générations précédentes de l’USB, pour pouvoir se brancher à des appareils plus anciens (au besoin avec un adaptateur), mais c’est en revanche le seul qui atteint les débits de la génération la plus récente : USB 4. L’USB-C dispose aussi de la faculté de répondre à d’autres usages : DisplayPort, Thunderbolt 3, VirtualLink.

Comment connaître le type de port USB-C (Thunderbolt, HDMI ou DisplayPort) ?

Pour déterminer si le port USB-C sur un appareil est compatible avec Thunderbolt ou DisplayPort, il faut vérifier la présence d’un symbole juste à côté. Il s’agit d’un éclair dans le cas du Thunderbolt. On retrouve aussi ce même symbole sur le câble. La compatibilité de Thunderbolt avec l’USB Type-C est acquise avec sa troisième génération (Thunderbolt 3).

Plus exactement, le connecteur du Thunderbolt 3 passe à l’USB-C. La technologie, elle, ne bouge pas. Il s’agit simplement de le rendre compatible avec l’USB-C « basique ». Derrière le port, on re trouve un contrôleur Thunderbolt qui communique avec les différentes pièces du PC, notamment le CPU, pour transmettre des données rapidement.

Les quatre ports du Studio Display. Il y a un port Thunderbolt/USB-C, trois ports USB-C. // Source : Louise Audry pour Numerama
Notez sur le Studio Display : trois ports USB-C classiques, mais aussi un port Thunderbolt/USB-C, identifié par le petit éclair au-dessus. // Source : Louise Audry pour Numerama
Thunderbolt 3
Un câble et une prise Thunderbolt. Voyez la présence de l’éclair et du chiffre 3 pour signaler sa compatibilité avec Thunderbolt 3. // Source : Aaron Yoo

Pour la norme DisplayPort, il est assez rare qu’une icône dédié soit intégrée au câble ou au PC. Cependant, la très grande majorité des PC Portables dotés d’un port USB-C commercialisés après 2015 prennent en charge cette norme afin de connecter un écran secondaire via une interface USB-C vers DisplayPort ou HDMI (ou un hub).

D’autres symboles peuvent apparaître à côté du port, comme un pictogramme d’un « trident » symbolisant l’USB. Cette icône est déclinée pour représenter les différentes générations de normes USB et, donc, pour indiquer au public la capacité de transfert supportée par l’appareil. Parfois, il peut y avoir un mix, avec un visuel « trident » et un pictogramme Thunderbolt, par exemple.

Quelle vitesse de transfert avec l’USB Type-C ?

L’USB-C ne garantit pas qu’il fournit la vitesse de transfert la plus élevée possible. Ce connecteur couvre en fait plusieurs générations de la norme USB et, donc, plusieurs niveaux de débit. Selon les capacités de l’appareil, les performances sont radicalement différentes.

Chaque port USB-C possède une vitesse maximale en fonction de sa génération, et délivre une rétrocompatibilité avec les générations inférieures (par exemple, tous les ports USB-C sont compatibles avec la norme USB 2.0).

La norme USB-C sur la partie transfert de données est devenue complexe ces dernières années à cause d’une dénomination qui a évolué entre de nouveaux protocoles et d’anciens, et également une couche d’appellation marketing qui a complexifié l’ensemble.

Il est donc plus simple aujourd’hui de ranger les générations en fonction de leur débit et non des normes. Voici donc ce qu’il en est aujourd’hui :

  • L’USB 3.2 offre trois vitesses différentes :
    • USB 5 Gbit/s (SuperSpeed USB 5Gbps ou USB 3.2 Gen 1×1)
    • USB 10 Gbit/s (SuperSpeed USB 10Gbps ou USB 3.2 Gen 2×1)
    • USB 20 Gbit/s (SuperSpeed USB 20Gbps ou USB 3.2 Gen 2×2)
  • L’USB 4.0, la dernière famille, offre de son côté deux vitesses :
    • USB 40 Gbit/s (USB4 40Gbps ou USB4 Gen 3×2)
    • USB 80 Gbit/s (USB4 80Gbps ou USB4 Gen 4)

Pour connaître les débits proposés par son port USB-C, le mieux est donc de consulter les spécifications de son PC et de l’appareil que l’on y relie afin de vérifier quelle est la vitesse maximale théorique de chaque port. Concrètement, si on relie un PC ayant une vitesse maximale USB 20 Gbit/s à un SSD externe ayant une vitesse maximale USB 10 Gbit/s, la vitesse maximale théorique sera donc de 10 Gbit/s.

Qu’est-ce que l’USB Power Delivery ?

Le Power Delivery est une spécification dédiée à la charge rapide en passant par les connecteurs et les câbles USB-C. Cette norme USB-PD intégrait dans un premier temps cinq profils de puissance : 10 watts (W), 18 W, 36 W, 60 W et 100 W. À la suite de la révision de l’USB Type-C 2.1, il a été ajouté un nouveau plafond : 240 W, avec deux seuils intermédiaires : 140 et 180 W.

L’extension au-delà de 100 W a été jugée nécessaire, car les seuils de puissance en dessous étaient insuffisants pour apporter une alimentation adéquate à des appareils plus imposants et, donc, plus gourmands. Ainsi, l’échelon 240 W est pensé pour des produits comme les écrans, les PC portables, les ordinateurs, les stations d’accueil et les stations de travail.

Ce protocole sert à recharger plus rapidement des appareils en délivrant davantage de puissance. Ainsi, il est possible de remettre assez de jus dans un smartphone pour retrouver la moitié de sa batterie en quelques dizaines de minutes. De façon générale, la technologie USB-PD améliore le délai de charge de façon substantielle par rapport à une charge standard de 5 W.

USB Power Delivery
Un appareil avec une prise USB-PD, pour Power Delivery. // Source : Tony Webster

Les câbles USB Type-C peuvent porter une marque relative à l’USB Power Delivery. Des indications de puissance peuvent aussi être indiquées sur les chargeurs pour secteur, les stations d’accueil et les adaptateurs. Ces informations sont à retrouver sur les produits, mais aussi sur les boîtes et les fiches techniques, afin de savoir si tel ou tel appareil convient à l’utilisation envisagée.

Tout va évidemment pour le mieux dans le meilleur des mondes si un particulier a tout son écosystème compatible avec le protocole. Mais dans les faits, c’est plus fragmenté : des chargeurs USB-C n’intégrant pas cette norme ne peuvent pas recharger certains appareils. Et des équipements gérant ce standard seront coincés si le chargeur n’est pas au niveau.

Certified USB Logo
Différents logos, selon les capacités en jeu. // Source : Capture d’écran

Gare à choisir la bonne alimentation pour la charge rapide en USB Type-C

C’est un point sur lequel le public doit porter la plus grande attention : l’USB-C peut certes alimenter en électricité des périphériques, mais il faut s’assurer que le câble et le chargeur aient les performances requises pour l’appareil qui sera branché. Des équipements de grande taille, comme des écrans et des ordinateurs, ont besoin de recevoir pas mal de puissance.

La jeune histoire de l’USB-C a été marquée par des incidents par le passé. On a vu des soucis impliquant des recharges USB-C abîmant du matériel. Face à cette situation, l’organisme chargé de la norme USB, USB-IF, a plaidé pour l’inclusion d’une puce dans les câbles afin d’éviter de griller quoi que ce soit par inadvertance. Mais l’usager aussi doit faire attention à ce qu’il fait.

Un smartphone Google Pixel. // Source : Unsplash/Adrien (photo recadrée)
Les besoins en alimentation et en vitesse de charge changent d’un équipement à l’autre. // Source : Adrien

Les profils les plus bas en termes de puissance électrique conviennent davantage à des produits de petit gabarit, comme un smartphone, une tablette ou un objet connecté. Mais si vous voulez alimenter un écran, un PC ou tout autre gros matériel, il faut viser les profils les plus hauts.

Voici les tranches de puissance que l’on retrouve en général sur nos périphériques :

  • Batterie externe : 18-100 W ;
  • Smartphone et tablette : 18-45 W ;
  • Ordinateur portable : 29-140 W ;

Ces tranches de puissance sont données à titre indicatif. L’essentiel est de bien prêter attention au chargeur USB-C si vous l’utilisez pour charger un appareil, car les puissances en jeu peuvent varier significativement. Il est aussi recommandé de vous servir de produits de bonne facture, et certifié — méfiez-vous du matériel trop bon marché.

Ces recommandations ne doivent pas dissuader de se servir de la recharge, d’autant que des dispositions ont été prises pour éviter les problèmes — les chargeurs et les câbles peuvent ainsi embarquer une petite puce interne pour gérer l’alimentation selon les appareils, afin de ne pas en fournir de trop, ce qui risquerait d’endommager les composants.

Aujourd’hui, il est possible de charger n’importe quel appareil tant que le chargeur est de bonne qualité — c’est le point le plus important. Idéalement, il vaut mieux se servir du chargeur fourni avec l’appareil, mais il est tout à fait possible de charger un smartphone sur un chargeur de PC ou une souris sur un chargeur de smartphone. Au pire, ça sera lent.

En effet, le chargeur et l’appareil communiquent ensemble, s’ils arrivent à se mettre d’accord sur une puissance élevée, ils vont monter haut dans les watts, pour passer par exemple de 65 à 140 W. S’ils n’y arrivent pas, le chargeur propose de communiquer deux puissances assez standards, comme 8 W ou 20 W ou 14 W. Et si vraiment ça coince, il alimente en USB 2.0, c’est-à-dire au plus bas (2.5 W).

USB Logo Charger
Un exemple de certification pour une charge à 45 W. // Source : Capture d’écran

Source : Numerama

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