SpaceX a réussi son premier lancement de l'année 2020 et son troisième consacré à son réseau Starlink. Désormais, l'entreprise a 180 satellites en orbite autour de la Terre.

L’année s’ouvre sur un succès pour SpaceX. L’entreprise fondée par Elon Musk a réussi dans la nuit du 6 au 7 janvier 2020 à mettre sur orbite une nouvelle grappe de satellites Starlink. La mission, qui est partie de la côte est des États-Unis à 3h20 du matin (heure française), s’est terminée environ une heure plus tard, lorsqu’il a été confirmé le bon déploiement des 60 satellites.

Pendant l’acheminement, SpaceX a récupéré comme à son habitude le premier étage de la fusée Falcon 9, au large des côtes, grâce à une barge positionnée sur l’océan Atlantique. Il s’agissait du quatrième vol de cet étage, après les missions Telstar 18 Vantage (septembre 2018), Iridium-8 (janvier 2019) et Starlink (mai 2019). En revanche, SpaceX n’a pas réussi à récupérer une partie de la coiffe du lanceur.

coiffe-falcon-9
Une coiffe de fusée Falcon 9. // Source : Thiep Nguyen & Christopher Wiant

180 satellites Starlink en orbite

Le vol constitue le troisième envoi de satellites pour la constellation Starlink, dont le but est de proposer un accès à Internet par l’espace dans les régions du monde faiblement dotées en réseaux terrestres de télécommunications. À date, il y a 180 satellites Starlink en orbite, grâce à trois tirs contenant chacun une grappe de 60 appareils. Mais pour être viable, ce futur service devra en avoir des milliers.

Bien que louable, le projet d’Elon Musk suscite une résistance auprès d’astronomes ainsi que des entreprises opérant des satellites en orbite. Outre le risque accru de collision du fait d’un plus grand nombre d’engins autour de la Terre (un accident de ce type a failli avoir lieu l’an passé), des scientifiques dénoncent la pollution lumineuse que ce programme occasionne sur l’observation spatiale depuis la Terre.

Le déroulement de la mission peut être revu sur YouTube :

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo