Apple accumule les brevets sur un concept d'iPhone ou d'iPad avec écran pliable. Mais une incertitude plane sur les intentions de l'entreprise américaine.

On ne sait pas si Apple voudra se lancer lui aussi dans la course aux smartphones à écran pliable. Mais s’il finit par s’y mettre un jour, l’entreprise américaine pourra s’appuyer sur un concept qu’il vient de faire valider. Le Bureau américain des brevets et des marques de commerce (USPTO) a approuvé le 28 mai 2019 une demande déposée le 12 janvier 2018 portant sur un appareil électronique pouvant se plier.

Un ancien brevet déposé par Apple

Pas le premier brevet du genre

Il s’avère que ce brevet n’est pas le seul qu’a soumis Apple à l’USPTO. Le 12 octobre 2018, la firme de Cupertino avait fait une demande équivalente sur un concept de dispositif doté d’un affichage souple. Les visuels accompagnant le brevet montrent un appareil qui peut se plier complètement en deux, chaque moitié de l’écran touchant l’autre lorsqu’il est replié sur lui-même. Ce brevet a été approuvé le 14 février.

Précédemment, l’on pourrait aussi mentionner cet autre brevet, plus ancien car déposé au mois de septembre 2016, qui a été approuvé par l’USPTO fin novembre 2017. Là encore, les documents décrivent une technologie d’écran flexible figurant sur des appareils destinés au grand public. Nul besoin d’être grand clerc pour deviner qu’elle pourrait figurer sur un iPhone ou un iPad.

Un autre ancien brevet qui ressemble au nouveau

La multiplication des brevets n’est pourtant pas nécessairement un indice si probant que cela des intentions d’Apple dans ce sujet. En matière de propriété industrielle, cela dénote avant tout une forte activité des départements de R&D et juridique pour imaginer toutes sortes de concepts, mais aussi les protéger. Les brevets servent aussi à attaquer ou à se défendre et sont de véritables actifs.

Une fenêtre de tir en 2020 ?

Il n’en demeure pas moins que l’idée d’un iPhone ou d’un iPad pliable est peut-être une éventualité que considère Tim Cook et ses troupes. Le PDG d’Apple n’a certainement pas dû manquer l’arrivée du Galaxy Fold (même si ses débuts sont ratés, à cause d’un souci de design, ce qui peut inciter à la prudence), ni l’émergence de matériaux révolutionnaires, comme le graphène.

Le timing paraît donc favorable : Apple a maintenant plusieurs brevets en sa possession, la concurrence se lance (il reste toutefois à voir l’appétence du public et quels usages il est possible de faire émerger pour que ça ne soit pas qu’un simple gadget) et des matériaux permettent de plier, courber, tordre et même rabattre un smartphone sur lui-même, avec mais parfois avec l’emploi d’une charnière.

Cet alignement des planètes fait d’ailleurs dire à des analystes, qui s’appuient par ailleurs sur les informations qu’ils glanent auprès des chaînes de production et des partenaires de la firme de Cupertino, qu’un iPhone pliable pourrait voir le jour en 2020. Un lancement dès cette année parait improbable — il y aurait déjà eu des fuites significatives. Mais pour l’an prochain, c’est plausible.

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