La Model 3 de Tesla est bien partie pour convertir l'opinion publique à sa cause. On a pu monter à l'intérieur lors du Mondial de l'Automobile, organisé à Paris.

Lors du Mondial de l’Auto 2018 organisé à Paris, Tesla n’est pas venu les mains vides. Tandis que la concurrence allemande — Audi, BMW, Mercedes, Porsche — affûte ses armes et que Jaguar a rallié des fidèles avec son I-Pace, le constructeur américain profite de l’événement pour offrir sa première apparition publique française à la Model 3. La berline, étiquetée voiture à 35 000 dollars depuis sa présentation, est sans doute le plus gros challenge de Tesla. Elle est le produit de masse qui séduira celles et ceux qui n’ont pas 90 000 euros à mettre dans un véhicule, si technologique et plaisant à conduire soit-il. On a pu l’approcher pendant quelques minutes, l’occasion d’entrevoir quelques-uns de ses arguments.

On a le droit de trouver la Model S trop imposante, un constat d’autant plus vrai quand on se rappelle que les rues françaises n’ont rien à voir avec leurs homologues américaines en termes de largeur. Plus petite, proche d’une Audi A3 et d’une BMW Series 3, la Model 3 devrait se fondre plus facilement — et sans encombre — dans les paysages urbains européens. Avec son nez court et son immense toit vitré, elle ressemble presque à une mini Model S, dont elle reprend l’élégance et certains éléments pour ne pas trahir l’ADN de la marque (le coffre à l’avant, les poignées fondues dans les portes, les dispositifs hardware pour la conduite autonome). Elle serait capable d’accueillir cinq adultes sans problème. Manque de bol, nous n’étions que quatre pendant la présentation.

Intérieur minimaliste

Les voitures Tesla sont connues pour leur habitacle minimaliste, au sein duquel trône un immense écran. La Model 3 pousse le concept d’un cran supplémentaire : pour les commandes principales, seul le bouton warning a survécu, celui permettant d’ouvrir la boîte à gant ayant été numérisé comme les autres. On observe sinon du mieux dans les petits détails : les disgracieuses poignées intérieures sont remplacées par des boutons qui ouvrent la porte quand on appuie dessus. Simplicité.

Et si l’écran est au format paysage, c’est tout simplement parce qu’il n’y a plus d’affichage derrière le volant. Il fallait alors qu’il soit le plus proche possible du conducteur pour le renseigner les informations importantes (au hasard, la vitesse), chose plus difficile au format portrait comme sur les Model X et S. Difficile de s’imaginer l’impact de ce changement d’habitude pendant un trajet, bien que Tesla aime à rappeler que la sécurité est l’un de ses piliers.

Tesla Model 3

En tout cas, Tesla s’est suffisamment creusé la tête pour offrir un maximum de confort à bord, sans oublier les multiples rangements positionnés un peu partout. Autant d’espaces qui ne brident pas le coffre, profond au point que l’on n’en voit pas le bout. En prime, la charnière est la plus élevée possible pour minimiser les risques de se cogner la tête après ouverture. On notera par ailleurs qu’il n’y a plus de clef physique : tout passe par votre smartphone et l’application dédiée. Si vous n’avez plus de batterie, une carte magnétique sera fournie pour déverrouiller le véhicule. Ouf.

Ce premier rendez-vous avec la Model 3, à défaut de prouver que les retours dithyrambiques sur ses performances volant entre les mains sont avérés, a conforté cette idée que le design est plus que pris au sérieux chez Tesla. Certes, il y a des choix tranchés, dans le sillage de ce minimalisme assumé à l’intérieur (on aime ou on n’aime pas). On a désormais hâte de l’essayer.

La prochaine rencontre avec la presse est attendue pour le premier semestre de l’année 2019, au moment des premières livraisons françaises.

Tesla Model 3
Tesla Model 3
Tesla Model 3
Tesla Model 3
Tesla Model 3

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