Vous voulez masquer votre adresse IP ou contourner un filtrage géographique ? Ce sont des raisons qui justifient un abonnement à un VPN.

Le VPN (Virtual Private Network) est un système qui permet de créer un lien direct entre deux ordinateurs distants, comme s’ils étaient sur le même réseau local. Souvent chiffré, il permet aussi généralement de bénéficier d’une passerelle pour utiliser l’accès à internet de l’ordinateur distant, ce qui permet de bénéficier d’une autre adresse IP et de masquer son origine géographique. D’abord utilisé en entreprise pour accéder à l’intranet de la société à distance de manière sécurisée, les VPN ont aussi de plus en plus leur place chez les particuliers.

Tant et si bien qu’en 2019, on peut parler de bulle du VPN, avec un nombre colossal d’acteurs qui essaient de grappiller un marché encore mal compris. Mais c’est un fait : le VPN est entré dans les usages et dans les mœurs et, même à la rédaction, alors que nous n’en utilisions pas avant cette année, au moins deux clients sont installés sur nos ordinateurs. Pour quoi faire ? C’est ce qu’on va essayer de voir.

POURQUOI UN VPN

Il y a deux intérêts principaux à l’utilisation d’un VPN par des particuliers : contourner un filtrage géographique en utilisant via un VPN une adresse IP d’un autre pays, et mieux protéger son anonymat sur les réseaux en masquant sa véritable adresse IP.

En effet le VPN complexifie l’identification et la localisation de l’utilisateur dans la mesure où son adresse IP est cachée derrière celle du serveur VPN. Aller sur le Web, c’est parfois prendre le risque d’exposer ses informations aux autres utilisateurs présents sur le réseau local, voire aux gouvernements qui peuvent surveiller les connexions, comme en Chine. Utiliser un VPN chiffré sur un réseau public, dans une gare ou dans un hôtel est donc préférable et empêche quiconque se trouvant sur le réseau de surveiller son trafic.

VPN // Source : Claire Braikeh pour Numerama

Le VPN ne constitue pas en soi une protection absolue — la protection absolue n’existe pas –, mais il s’agit d’une technique facile à mettre en place et qui améliore la confidentialité des données échangées sur le web, particulièrement sur les réseaux publics. Pour accéder au web que l’on connaît depuis les pays où la censure règne, c’est aussi le seul outil valable : vous voulez avoir un abonnement actif à un VPN avant d’aller en Chine, par exemple.

Utiliser un VPN est le plus souvent légal, même si le contournement d’un blocage géographique exigé par des ayants droits pourrait être analysé comme un contournement de mesure technique de protection des droits, interdite en France par la loi DADVSI. Il n’existe toutefois à notre connaissance aucune jurisprudence qui l’établit clairement. La tolérance de la pratique dépend des acteurs : Netflix s’en moque assez largement, quand Disney+ est beaucoup plus sévère. Les médias qui bloquent les européens à cause du RGPD sont tous accessibles grâce à un VPN.

Il est aussi possible d’utiliser un VPN pour contourner Hadopi en téléchargeant sur BitTorrent sans utiliser son adresse IP, mais ce n’est pas légal : c’est évidemment du piratage.

Le choix d’un VPN dépendra donc pour beaucoup de l’usage que vous souhaitez en faire. Si vous souhaitez simplement jeter un œil à un catalogue étranger d’un service de SVoD, il faudra un VPN performant côté débits. Par contre, si vous voyagez dans un pays dans lequel le web est censuré et où certains usages sont interdits, vous allez vous orienter vers un VPN qui n’enregistre pas votre trafic et qui ne donnera pas vos informations aux gouvernements… quitte à surfer moins vite.

Quel VPN choisir ?

Grosso-modo, les VPN les moins chers garantissent de bons débits au prix d’une sécurité et une confidentialité moindres. Les plus prestigieux, qui coûtent parfois le double, peuvent garantir les deux aspects. Nous avons fait un comparatif étayé par des mesures des meilleurs VPN grand public.

Les trois offres les plus intéressantes sont résumées ci-dessous.

« Le plus rapide »À partir de 8,32 euros par mois.
« Le choix par défaut »À partir de 3,17 euros par mois.
« Le moins cher »À partir de 2,75 euros par mois.

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Article publié initialement le 27 janvier 2016

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