Comment se passe le déploiement des réseaux 4G en France ? Chaque mois, un bilan est réalisé sur les installations autorisées et activées sur le territoire.

Comment se passe le déploiement des réseaux 4G en France ? Alors que les opérateurs se tournent vers la 5G, la prochaine norme majeure dans la téléphonie mobile, l’extension de la couverture en 4G se poursuit à un rythme soutenu, avec le souci de desservir tout le territoire, ou en tout cas la surface la plus vaste possible.

Aujourd’hui, l’essentiel de la population y a accès. Mais il n’est pas simple de savoir avec précision où en sont les grands opérateurs dans ce travail de déploiement. Aussi, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) publie chaque mois un rapport rendant compte des efforts fournis par Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile dans le très haut débit mobile.

Il est important de comprendre qu’il ne s’agit pas ici de juger de la qualité des réseaux mais de faire un point sur leur développement, sur la base des statistiques mensuelles fournies par les opérateurs. Il y a en particulier un focus sur l’installation et l’activation des supports qui servent à acheminer les communications.

5g 4G antenne
Chloé Batiot pour Numerama

Situation globale de la 4G en France

En date du 1er mars 2019, 45 291 supports 4G ont été autorisés pour la totalité des opérateurs. Ces installations, en très grande majorité situées sur le territoire métropolitain, là où vit le gros de la population, sont pratiquement toutes entrées en service. 40 835 supports fonctionnent, soit plus de 90,1 % de l’ensemble des infrastructures.

Dans cette course au déploiement, on remarque que trois opérateurs sont au coude à coude : Orange compte 18 735 sites 4G en service, suivi de très près par SFR et Bouygues Telecom, qui sont assez proches l’un de l’autre : 17 4701 pour l’un, 17 097 pour l’autre. Ils ont le droit d’en activer un total de 18 343 et 18 528. Quant à Orange, il a l’autorisation d’en activer 21 092 en tout.

Historique des supports 4G autorisés en métropole
L’historique des supports 4G autorisés en métropole, depuis 2012

Et Free Mobile ? Le quatrième opérateur part de beaucoup plus loin car il est arrivé sur le marché de la téléphonie mobile bien des années après ses concurrents. Le groupe a quand même bien réduit l’écart avec eux puisqu’il compte 12 364 sites 4G actifs sur un total de 15 528 infrastructures autorisées.

Concernant le rythme de déploiement en France métropolitaine, Orange s’est montré le plus actif en février, avec 300 sites mis en service. Free Mobile arrive en deuxième position, avec 205 sites activés. SFR se situe en troisième, avec 91 sites allumés. C’est Bouygues Telecom qui ferme la marche, avec 86 nouvelles structures.

Utilisation des fréquences 4G

Les demandes d’autorisation de sites 4G enregistrées en février sont en hausse de 1 % par rapport à janvier, relève l’établissement public. Les mises en service 4G demeurent aussi en progression avec une croissance de 0,8 %.

Pour la France métropolitaine, l’ANFR annonce une hausse des autorisations de 1,1 % dans la bande 2,6 GHz, 0,9 % sur la bande 800 MHz, 1,7 % sur la bande 1 800 MHz, 8,9 % dans celle à 700 MHz et 6,8 % pour la bande 2,1 GHz.

Historique des supports 4G mis en servce en métropole
L’historique des supports 4G mis en service en métropole, depuis 2012

Trois bandes de fréquences sont très utilisées en France : celles des 800 et 1 800 MHz (on dénombre 31 645 sites pour la première et 29 604 sites pour la seconde), ainsi que celle des 2,6 GHz(24 190). Les deux autres sont moins utilisées : on compte 9 676 sites pour la bande 2,1 GHz et 5 105 sites pour celle des 700 MHz.

Concernant l’outre-mer, les chiffres sont moins spectaculaires, du fait d’un relatif retard dans le déploiement, mais aussi parce que la surface à couvrir est plus petite. L’ANFR liste 1 785 sites autorisés dans la bande des 800 MHz, 1 687 dans celle des 1 800 MHz, 1 146 pour celle des 2,6 GHz et à peine 39 sites pour la bande 2,1 GHz.

Article publié initialement le 3 août 2018

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