Avant de choisir son opérateur mobile, il faut savoir si la couverture est correcte. Le site Mon Réseau Mobile de l'Arcep propose des cartes d'Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile qui permettent de savoir ce qu'il en est en 3G, 4G, SMS et appels téléphoniques.

Vous hésitez entre Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile ? Au lieu de céder aux promesses publicitaires de l’un de ces opérateurs, le mieux à faire est de savoir quel est l’état de la couverture mobile chez vous ou à votre travail. Pour cela, c’est sur Mon Réseau Mobile qu’il faut se rendre. Cet espace propose des cartes enrichies pour connaître la qualité du réseau là où ça vous importe.

Ce projet est géré par l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), en se basant sur les informations transmises par les opérateurs. Il montre le degré de couverture en 3G, 4G, échange de SMS et appels téléphoniques, en affichant un code couleur. Quatre seuils sont proposés pour la voix et les SMS, deux pour la 3G et la 4G.

Une évaluation plus fine de la couverture, avec quatre crans.

Couverture en 3G et en 4G

Concernant la voix et les SMS, les cartes peuvent indiquer une absence de couverture, une couverture limitée (seuls les appels et les SMS passent, essentiellement en extérieur), une bonne couverture (y compris dans les bâtiments) et très bonne couverture (aucun souci à l’horizon, même à l’intérieur des bâtiments). La position des émetteurs 3G et 4G est également donnée sur la carte.

Pour l’Internet mobile, les indications se limitent à deux possibilités : la couverture est là où elle est inexistante. Cela concerne aussi bien

De cette façon, vous pouvez comparer les opérateurs entre eux et déterminer s’il vaut mieux prendre Free Mobile plutôt que Bouygues Telecom ou SFR à la place d’Orange. Cela vaut évidemment surtout dans les campagnes et les montagnes, c’est-à-dire les zones faiblement peuplées. Dans les villes, les quatre opérateurs délivrent à peu près le même niveau de prestation.

Couverture de la France d’outre-mer

La France d’outre-mer n’est pas oubliée. Depuis l’été 2018, les territoires ultramarins sont aussi représentés sur le site Mon Réseau Mobile. Sont concernées les îles de La Réunion, la Martinique, Mayotte, la Guadeloupe, ainsi que la Guyane, sur le continent sud-américain. Il faut cliquer sur l’icône représentant l’Hexagone pour accéder à un menu déroulant incluant toutes les îles.

Par contre, la carte ne gère pas les collectivités d’outre-mer (Polynésie française, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon et Wallis-et-Futuna) ni les territoires à statut spécifique, comme la Nouvelle-Calédonie. Ne sont pas non plus listées les Terres australes et antarctiques françaises et l’île Clipperton, mais ces deux derniers cas de figure ne sont pas habités en permanence.

La Réunion Mon Réseau Mobile Arcep
Un exemple d’information avec La Réunion.

Information datée pour l’Internet mobile

En métropole, la simulation des cartes de couverture dépend de données qui remontent à plusieurs mois, voire à un an : ainsi, les cartes pour la voix et SMS en 2G se basent sur des informations datant du 31 décembre 2018. Idem pour l’Internet mobile, que ce soit en 3G et en 4G. L’ancienneté des informations est similaire pour la France d’outre-mer.

Par ailleurs, l’Arcep n’est pas encore en mesure de présenter des cartes à quatre niveaux de lecture pour l’Internet mobile. « La présentation en 4 niveaux, comme pour le service Voix / SMS, fera l’objet de travaux complémentaires », explique le régulateur. Pour le moment, seule une lecture binaire (couvert / non couvert) est disponible. C’est imparfait, mais faute de mieux, il faut s’en contenter.

Cartes de couverture des opérateurs

Deux types d’information sont présentés :

  • les cartes de couverture des opérateurs. Réalisées à partir de simulations numériques, ces cartes donnent une information concernant l’ensemble du territoire mais présentent des visions nécessairement simplifiées et donc encore imparfaites de la réalité ;
  • les mesures de qualité de service réalisées en conditions réelles. Ces données représentent parfaitement la réalité du terrain, mais ne permettent pas, par nature, d’avoir une vision exhaustive du territoire.
Une idée de la couverture pour les appels et les SMS.

Provoquer un choc de transparence

Aux yeux du régulateur, le fait de rentrer dans un tel degré de détail révèle ce que les opérateurs entendent par « couverture » : est-ce uniquement les appels et les SMS qui passent ou bien profite-t-on pleinement de la 4G dans telle ou telle zone qui est indiquée comme couverte ? Pour l’Arcep, cette transparence ne peut que provoquer un électrochoc chez Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free Mobile.

Cet objectif est assumé par le gendarme des télécoms : « Il s’agit de provoquer un choc de transparence, pour réorienter la concurrence que se livrent les opérateurs, afin que celle-ci porte […] aussi sur les performances des réseaux ». Il faut dire qu’avant l’arrivée du service Mon Réseau Mobile, le mobinaute devait composer avec les cartes des opérateurs, qui ne brillaient pas par leur qualité.

En 2015, l’Arcep en faisait d’ailleurs la critique : elles « ne permettent pas de représenter toute la diversité du ressenti des utilisateurs, qui utilisent souvent leurs services dans des conditions moins idéales et attendent un niveau de qualité élevé  ». L’instance jugeait donc crucial de « compléter les obligations » des opérateurs pour avoir des informations plus réalistes venant du terrain.

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Une antenne-relais. // Source : Miguel Á. Padriñán

Mises à jour régulières

Ces cartes évoluent régulièrement afin d’affiner les informations à disposition du public. De plus, les développeurs peuvent, s’ils le souhaitent, s’en emparer pour concevoir de nouveaux services. En effet, les cartes comme toutes les données figurant sur le site sont diffusées en Open Data. Chacun peut donc se les approprier pour créer, par exemple, des outils de comparaison afin de savoir quel est le meilleur opérateur mobile.

(article mis à jour le 22 mars 2019 avec des données au 31 décembre 2018)

Article publié initialement le 11 juillet 2018

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