Olivier Véran a réitéré l’idée selon laquelle pour l’instant, une 4e dose du vaccin contre le covid ne semblait pas nécessaire.

Le principe de la 3e dose de vaccin contre le covid — ou dose de rappel — a été généralisé en France. Dorénavant, le rappel est même obligatoire pour la validité du pass vaccinal. Mais les infections sont également prises en compte, puisqu’elles confèrent une protection immunitaire.

Quelle pourrait être la place d’une 4e dose dans ce contexte ? Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a donné sa position lors de son audition au Sénat, le 22 février 2022, dédiée au pass vaccinal.

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Olivier Véran lors de son audition au Sénat le 22 février 2022. // Source : Public Sénat

Une 4e dose peut-être à l’automne prochain, pour certains publics

Durant son audition, le ministre de la Santé a affirmé que la 4e dose n’apparaissait pas nécessaire pour l’instant. Il réitère ainsi sa position qu’il avait déjà exprimé à plusieurs reprises ces derniers jours. « Les autorités scientifiques ont considéré que cela ne s’imposait pas aujourd’hui, compte tenu du fait que les vaccins étaient un peu moins adaptés aux variants comme Omicron. Comme les laboratoires développent de nouveaux vaccins, si la question devait se poser, par exemple à l’automne prochain, nous disposerions de vaccins plus adaptés et modernes », expliquait-il sur RTL le 20 février dernier.

Olivier Véran disait alors tenir compte de la « fatigue vaccinale », c’est-à-dire d’une forme de ras-le-bol d’une part de la population envers les doses de vaccin. Par ailleurs, il semblerait que si une nouvelle campagne de vaccination devait avoir lieu, elle ciblerait essentiellement les personnes âgées et les plus fragiles (une part des personnes immunodéprimées ont déjà reçu une quatrième dose en raison d’un système immunitaire différent, moins apte à produire une réponse immunitaire efficace).

La position du ministère de la Santé semble se ranger à la recommandation diffusée par le Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (COSV), rendue fin janvier 2022, qui concluait que « face à l’ensemble de ces éléments [décrits dans l’avis], le COSV considère que les données disponibles n’appellent pas actuellement à la mise en place d’un second rappel vaccinal. »

Le Conseil posait toutefois une nuance pour les personnes les plus âgées : « Le COSV note toutefois qu’il convient de maintenir une surveillance attentive de l’évolution de la courbe des hospitalisations des personnes âgées de 80 ans ou plus ayant reçu leur premier rappel vaccinal. Si la légère hausse du nombre d’hospitalisations, débutée en décembre venait à se poursuivre au cours des prochaines semaines, le COSV pourrait recommander l’administration systématique d’un second rappel vaccinal pour ces personnes. À l’heure actuelle, ce signal ne semble toutefois pas suffisant pour émettre une telle recommandation. »