Ce dimanche 21 novembre 2021, la mission Parker de la Nasa a survolé pour la dixième fois le Soleil. À cette occasion, la sonde a détrôné deux de ses précédents records.

La sonde solaire Parker de la Nasa détient deux records : elle est non seulement l’objet le plus rapide fabriqué par l’humanité, mais aussi le vaisseau spatial qui s’est le plus approché du Soleil. Ce dimanche 21 novembre, la sonde, qui s’est approchée de notre étoile pour la dixième fois, a battu ses deux propres records.

La sonde solaire Parker s’est alors trouvée à une distance de 8,5 millions de kilomètres de la surface solaire, en atteignant une vitesse maximale de 163 kilomètres par seconde (à cette vitesse, on mettrait 34 secondes pour voyager de Londres à New York). La mission était propulsée par un survol de la planète Vénus, survenu le 16 octobre dernier. La sonde solaire de la Nasa s’est ainsi servie de la gravité de Vénus pour se positionner sur la trajectoire qui lui a permis d’approcher pour la dixième fois du Soleil. Au total, ce sont 24 passages, de plus en plus rapprochés du Soleil, qui sont prévus.

Vue d’artiste de la sonde solaire Parker. // Source : Johns Hopkins University Applied Physics Laboratory (image recadrée)

La sonde a détecté beaucoup de poussière : comment est-ce possible ?

En attendant d’arriver au plus près du Soleil ce dimanche, la mission s’est préparée : « les instruments scientifiques de la sonde sont déjà en attente pour mesurer les propriétés du vent solaire près de sa source, mais le vaisseau spatial fait également d’autres découvertes décisives, voire inattendues », détaillait la Nasa dans une publication de blog, le 10 novembre. L’observatoire solaire a détecté des quantités de poussière bien plus élevées que prévu. C’est une très bonne nouvelle pour espérer mieux comprendre l’héliosphère (la zone d’influence du Soleil, limitée par l’héliopause).

Pourtant, la sonde solaire Parker ne possède pas de détecteur de poussière. Comment a-t-elle fait pour en repérer ? « Alors que les grains de poussière projettent le vaisseau spatial le long de sa trajectoire, les impacts à grande vitesse créent des nuages de plasma. Ces nuages produisent des charges électriques uniques qui sont détectées par plusieurs capteurs sur l’instrument FIELDS de la sonde, conçu pour mesurer les champs électriques et magnétiques du Soleil », explique la Nasa.

Après ce dixième survol du Soleil, la sonde aura encore besoin de deux autres approches de la planète Vénus, en août 2023 puis en novembre 2024, afin de réduire encore sa distance à l’astre central du système solaire. En décembre 2024, l’observatoire devrait se trouver à moins de 6,2 millions de kilomètres de l’étoile, à une vitesse de 192 kilomètres par seconde (à cette vitesse, un Londres-New York est bouclé en 29 secondes, ou le voyage vers la Lune en une demi-heure).

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