Différentes procédures ont cours, selon le type de vaccin ayant été administré à l'étranger. Cela varie en fonction du statut que lui accorde l'Agence européenne des médicaments.

Plusieurs vaccins contre le coronavirus SARS-CoV-2 sont dorénavant validés par l’Agence européenne des médicaments (EMA) : ceux de Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson. Le pass sanitaire européen permet justement, à toutes les personnes qui sont vaccinées avec ces produits, de circuler. Mais qu’en est-il des vaccins qui sont autorisés par certains États au-delà des frontières de l’Union européenne, sans être directement validés par l’EMA ? Êtes-vous alors reconnu comme « vacciné », si vous avez accompli un cycle vaccinal complet avec l’un de ces autres vaccins ?

Dans un document diffusé le 23 septembre 2021, la Direction générale de la santé précise la procédure pour « les personnes résidant en France de manière temporaire ou permanente et étant vaccinées avec des vaccins non reconnus par l’Agence européenne des médicaments ». Le document divise la procédure en plusieurs possibilités, en fonction du vaccin administré et de l’état d’avancement du schéma vaccinal. « Le respect de cette procédure conditionnera la reconnaissance de leur schéma vaccinal et l’obtention du passe sanitaire. »

Vaccination contre la maladie covid-19. // Source : Flickr/CC/Flickr oficial do Governo do Estado de São Paulo. (photo recadrée)

Les procédures

  • La première catégorie est celle des vaccins reconnus par l’EMA. Ces vaccins de Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson ne posent pas de problème particulier, puisqu’ils ont déjà été autorisés sur le marché européen et sont donc reconnus de la même manière, s’ils ont été effectués hors UE. Si vous avez accompli le schéma vaccinal complet du vaccin, il faudra toutefois faire valider un pass sanitaire spécifique, via le portail « Français de l’Étranger » ou le portail « Touriste ».
  • Les vaccins « EMA-like » sont considérés par l’EMA comme très proches des vaccins déjà reconnus par l’agence. Trois vaccins sont concernés à ce jour : Covishield, R-Covi et Fiocruz. Leur composition et leur procédé de fabrication «  sont similaires à ceux du vaccin Vaxzevria du laboratoire AstraZeneca ». La procédure est la même que pour la première catégorie.
  • S’ajoutent ensuite les vaccins disposant du label EUL (Emergency Use Listing) attribué par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), mais qui n’ont pas été autorisés par l’EMA. Deux vaccins sont concernés : Sinopharm et Sinovac. Pour obtenir un pass sanitaire sur le territoire européen, il faut alors procéder à un « booster shot ». Le document de la DGS indique : «  Les personnes ayant reçu une dose d’un vaccin ayant obtenu le label EUL de l’OMS devront recevoir deux doses de vaccin à ARNm afin de compléter leur schéma vaccinal et ainsi obtenir leur passe sanitaire en France. Les personnes ayant reçu deux doses d’un vaccin ayant obtenu le label EUL de l’OMS devront recevoir une dose de vaccin à ARNm afin de compléter leur schéma vaccinal et ainsi obtenir leur passe sanitaire en France. » Les nouvelles injections à effectuer en France devront être réalisées minimum quatre semaines après la dernière injection faite à l’étranger. C’est ensuite sept jours après la monodose ou la dernière dose réalisée en France que le schéma vaccinal sera considéré « comme complet », et que le pass sanitaire pourra être obtenu.
  • Reste enfin les vaccins qui ne sont reconnus ni par l’EMA, ni par l’OMS. C’est le cas notamment de Sputnik V. Le schéma vaccinal est alors considéré comme inexistant, et il faut en conséquence procéder à une vaccination complète à deux doses avec les vaccins reconnus. Ces nouvelles injections devront être effectuées quatre semaines au minimum après la dernière injection faite à l’étranger et, là encore, le pass sanitaire sera accessible à partir du septième jour après la deuxième dose.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo