Deux publics ont été définis comme prioritaires pour l'arrivée du vaccin de Janssen (Johnson & Johnson) en France, les premières livraisons étant prévues en avril.

Les premières livraisons du vaccin de Janssen (Johnson & Johnson) sont attendues le 19 avril en France. Elles seront d’abord modestes en volume, mais beaucoup d’attentes reposent sur ce vaccin, car il ne faut qu’une seule dose pour procéder à une vaccination complète. Une facilité logistique bienvenue.

Il apparait par ailleurs efficace à 72 % contre la souche classique du coronavirus ; efficace à 86 % pour freiner les formes graves de la maladie. Face au variant sud-africain, l’efficacité du vaccin est moins importante, autour de 64 % — ce qui reste relativement élevé — et freine les formes sévères de la maladie à 82 %.

Une seule dose suffira pour le vaccin de Janssen. // Source : Markus Spiske / Unsplash

Des publics prioritaires

Le vaccin de Janssen viendra compléter l’offre de vaccination de ville, c’est-à-dire pour les médecins généralistes notamment, et tous les soignants qui peuvent procéder à l’injection. Les pharmacies pourront par ailleurs se pourvoir en doses de ce vaccin.

« Étant donné qu’il peut être administré en une seule fois », le ministère de la Santé a défini deux publics prioritaires dans un premier temps, « selon des modalités qui sont encore à calibrer dans les détails » :

  • Les personnes qui habitent dans des « territoires particulièrement isolés », et tout particulièrement dans les territoires d’outre-mer. Le ministère de la Santé cite notamment les habitants de l’île de Saint-Martin, des personnes pour lesquelles l’acheminement d’un vaccin est compliqué. « Donc un vaccin pour lequel il n’y a besoin que d’une seule dose présente des intérêts logistiques forts ». Sur deux premières livraisons du vaccin de Janssen en avril, une partie sera directement envoyée aux outre-mer. Toutefois, le profil des patients qui seront ciblés n’est pas encore pleinement défini (les cibles, dans la plupart des territoires d’outre-mer, sont différentes par rapport à celles en métropole).
  • Les personnes « en situation de grande précarité », qui sont éligibles à la vaccination au titre de leur âge ou de leurs conditions de santé. Ce sont des personnes « que l’on a du mal à aller chercher même lorsqu’elles souhaitent se faire vacciner », car du fait de leur situation sociale, elles sont «  éloignées du soin ».

Comme pour les autres vaccins, les publics pourront être progressivement élargis.

Partager sur les réseaux sociaux

La suite en vidéo