La Lune est probablement l'astre le plus facile à observer. Quelles formations peut-on tenter de discerner en la regardant à l'œil nu ou avec des jumelles ?

« Super-Lune », « micro Lune », « lune noire »… Le satellite naturel de la Terre est régulièrement affublé de qualificatifs qui ne décrivent aucune réalité scientifique. Nul besoin d’attendre que la Lune soit à son périgée (au point de sa trajectoire le plus proche de la Terre) ou qu’elle rougisse lors d’une éclipse pour l’observer. Il suffit de lever les yeux n’importe quand, lorsque la Lune est levée et visible, pour profiter du spectacle.

La face visible de la Lune, celle que l’on peut observer depuis la Terre, possède de nombreux cratères, certainement créés par des impacts de comètes ou d’astéroïdes à la surface de l’objet. « Les cratères d’impact à sa surface sont si grands qu’ils peuvent aisément être vus depuis votre propre jardin », résume la Nasa sur la page de son site consacrée à l’observation de la Lune.

Deux zones d’impacts. // Source : Wikimedia/CC/Gregory H. Revera (photo recadrée et annotée)

Mers et cratères sur la Lune

Ainsi, il est possible de tenter de repérer la Mer des Pluies (Mare Imbrium), une mer d’un diamètre de 1 123 kilomètres. L’existence de ce bassin est associée à l’impact d’un gros objet. La mer des Pluies se serait formée après le remplissage du cratère d’impact par de la lave liquide. C’est dans cette zone que s’est posée la mission Apollo 15 en 1971.

Un autre cratère notable à chercher sur la Lune est Tycho. Il est situé plus au sud et mesure environ 85 kilomètres de large. On pense qu’il s’agit d’un cratère relativement jeune, peut-être créé par un astéroïde qui appartient à la même famille que celui qui est soupçonné d’avoir provoqué l’extinction des dinosaures.

Trois mers lunaires proches les unes des autres. // Source : Wikimedia/CC/Gregory H. Revera (photo recadrée et annotée)

Immédiatement à l’est de la mer des Pluies se trouve une autre mer : Mare Serenitatis, ou mer de la Sérénité. La mission Apollo 17 s’est posée en bordure de cette mer. Juste en dessous, une autre mer est observable : la mer de la Tranquillité (Mare Tranquillitaris). Cette mer est célèbre, car c’est celle du site d’atterrissage de la mission Apollo 11 en 1969. Les missions Apollo 16 et Apollo 17 (1972) se sont aussi posées sur cette mer. Juste en dessous, on aperçoit une autre mer, nommée la mer de la Fécondité (Mare Fecunditatis).

À l’ouest de la mer des Pluies, on trouve l’océan des Tempêtes (Oceanus Procellarium). Contrairement à ce que laisse penser son nom, il ne s’agit pas d’un océan. C’est la plus grande des mers lunaires. L’océan des Tempêtes n’est pas formé par un unique bassin d’impact, comme les autres mers. L’expédition Apollo 12 s’y est posée.

La plus grande des mers lunaires, à gauche, et la plus facile à repérer à l’œil nu, à droite. // Source : Wikimedia/CC/Gregory H. Revera (photo recadrée et annotée)

La mer des Crises (Mare Crisium) est située de l’autre côté, tout à l’est de la Lune. C’est l’une des formations les plus faciles à repérer à l’œil nu. Son existence est liée à l’impact d’une météorite. Quelques jours après la nouvelle lune, cette mer est la première qui apparaît sur l’astre.

Les sites d’atterrissage des missions habitées sur la Lune. // Source : Wikimedia/CC/Gregory H. Revera (photo recadrée et annotée)

La connaissance de ces quelques repères permet de mieux se représenter où ont atterri les différentes missions lunaires habitées. Même si vous ne verrez évidemment pas le drapeau de la mission Apollo 11 aux jumelles (si on vous a dit cela, il s’agissait probablement d’un poisson d’avril), vous saurez au moins où l’humain a déjà posé le pied sur la Lune lorsque vous la regarderez à l’avenir.

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