SpaceX effectuera le 18 janvier un test capital en prévision des vols habités vers l'ISS. La NASA indique que c'est le dernier grand essai à valider avant les premières rotations opérationnelles d'équipages.

C’est un week-end important qui s’annonce pour SpaceX. Le 18 janvier aura lieu un test sous l’égide de l’agence spatiale américaine, destiné à s’assurer du bon fonctionnement d’un système d’urgence. C’est ce mécanisme qui s’activera dans le cas où une fusée Falcon 9 transportant des astronautes vers la Station spatiale internationale est sur le point de se désagréger ou d’exploser en plein vol.

Il s’agit de prouver que SpaceX est prêt pour gérer des situations imprévues, y compris critiques, tout en préservant l’équipage. Plusieurs autres tests ont lieu ces derniers mois, comme une évacuation depuis le pas de tir alors que la fusée n’a pas encore décollé. Des scénarios variés ont été joués, avec des astronautes devant s’échapper par des sortes de tyroliennes.

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La capsule Dragon, lors d’un test. // Source : SpaceX

Le test surviendra à 8 heures du matin en Floride, au sein de la base de lancement de Cap Canaveral. Du fait du décalage horaire, il sera alors 14 heures en France métropolitaine. Le 15 janvier, la NASA a fait savoir que le test a de grandes chances de se dérouler à la date prévue, les conditions météorologiques étant aux dernières nouvelles très favorables — à hauteur de 90 %.

SpaceX détaille le déroulement du test

Le déroulement théorique du test a fait l’objet d’une animation publiée par SpaceX sur YouTube. Sur le papier, il est prévu de faire décoller une fusée Falcon 9 avec, à son sommet, une capsule habitable Crew Dragon. C’est elle qui servira à transporter les équipages de la Terre vers l’ISS le jour venu, même si, pour cette démonstration, elle sera inoccupée pour d’évidentes raisons de sécurité.

La fusée décollera donc de son pas de tir — le 11 janvier, SpaceX indiquait que la mise à feu statique du lanceur, qui sert à vérifier que tout fonctionne correctement, s’est bien passée — et s’élèvera au-dessus de l’océan Atlantique, jusqu’à une altitude d’environ 20 km et à une distance du point de départ de plus de 3 km. À ce moment-là, la capsule se désolidarisera de la fusée pour s’échapper.

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La capsule finira sa course dans l’océan Atlantique. // Source : Tim Marshall

La capsule, grâce à ses moteurs, s’éloignera alors de la Falcon 9 à grande vitesse. On compte précisément deux systèmes de propulsion : le premier, Draco, sert à manoeuvrer en orbite et à corriger la trajectoire de la capsule. Seize moteurs composent Draco. Le second, SuperDraco, au nombre de huit moteurs, sert à évacuer l’équipage en éjectant la capsule le plus loin possible, mais aussi à freiner sa descente.

Ainsi, la capsule poursuivra une progression en cloche jusqu’à environ 44 km d’altitude, avant de redescendre vers l’océan. Durant cette phase, le vaisseau se réorientera et réduira sa vitesse pour l’amerrissage — des parachutes seront déployés à différents moments de la chute. Il est prévu que le Crew Dragon finisse sa course à près de 32 km de distance des côtes. Une barge viendra alors récupérer l’engin.

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