De surprenants nuages ont émergé dans le ciel norvégien le 5 avril 2019. Aucun extraterrestre ne se cachait derrière ces lumières : elles ont été provoquées par une expérience scientifique.

Au nord de la Norvège, une partie du ciel s’est teinté d’étranges couleurs le 5 avril 2019. Pendant 30 minutes, de superbes tâches en forme de nuages, de points et de spirales sont apparues dans le ciel. Plusieurs spectateurs de cet événement ont partagé des photos et des vidéos du ciel.

D’où venaient ces formes étonnantes ? Rassurez-vous, aucun extra-terrestre n’a tenté de communiquer avec nous par l’intermédiaire de ces lumières. C’est la Nasa qui les a créés intentionnellement dans le ciel. L’agence spatiale américaine souhaitait ainsi étudier le phénomène des aurores boréales.

Non, ces nuages ne viennent pas des extraterrestres. // Source : NASA/Lee Wingfield (photo recadrée)

Ce jour-là, la Nasa a lancé deux fusées sondes, dans le cadre de la mission AZURE (dont le nom complet est « Auroral Zone Upwelling Rocket Experiment »). Les deux engins ont embarqué des « instruments scientifiques permettant pour étudier l’échange d’énergie au sein d’une aurore », a expliqué l’agence spatiale.

Qu’est-ce qu’une aurore boréale ?

Ce sont les aurores boréales qui intéressent la Nasa. Ces phénomènes se produisent aux pôles de la planète : ils sont provoqués par le vent solaire, qui apporte des particules chargées électriquement. Elles entrent en collision avec le champ magnétique de la Terre : l’énergie libérée provoque une projection lumineuse, connue sous le nom d’aurore boréale (dans l’hémisphère nord).

Les fusées tirées depuis la base de lancement d’Andøya, dans l’archipel des Vesteråleb au nord de la Norvège, ont permis de « sonder les vents dans la haute atmosphère de la Terre ». Elles contenaient différents gaz, dont du triméthylaluminium (qui produit une fumée blanche à température ambiante) et un mélange de baryum et de strontium (qui forme un film protecteur au contact de l’air).

Les substances ont été libérées à 115 et 250 kilomètres d’altitude. Les fumées provoquées par le déploiement des gaz ont aidé les chercheurs à observer le flux des particules en trois dimensions, en fonction de l’altitude.

La mission AZURE fait partie d’une initiative plus large, baptisée « Grand Challenge Initiative-Cusp » et entamée en 2018 : au total, 12 lancements de fusées sont prévus pour mieux comprendre «  la danse des aurores boréales ». Le dernier aura lieu en 2020.

Crédit photo de la une : Yang Sutie (photo recadrée)

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