Entre 2015 et 2018, la planète a connu des températures élevées. L'Organisation météorologique mondiale annonce que les quatre dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées.

L’humanité vient de vivre les quatre années les plus chaudes jamais enregistrées. L’Organisation météorologique mondiale a annoncé le 6 février 2019 que les années 2015, 2016, 2017 et 2018 avaient connu des record de température depuis 1850 — année du début des relevés.

L’institut spécialisé des Nations unies précise que 2016 est l’année la plus chaude du lot, avec « 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle ». Elle précède les années 2015 et 2017, qui ont toutes deux enregistré une hausse de 1,1°C par rapport à ce repère. L’augmentation est de 1°C en 2018.

Les 4 dernières années ont enregistré des températures record. // Source : Pixabay (photo recadrée)

Pourquoi 2016 est-elle l’année la plus chaude ?

L’organisation explique pourquoi 2016 détient ce record : il est lié au phénomène climatique El Niño. Il se caractérise par une élévation des températures de l’eau au sud-est de l’océan Pacifique. Comme l’expliquait le climatologue Eric Guilyardi au Monde, les impacts météorologiques d’El Niño dépassent le simple bassin du pacifique et sont à l’origine de sécheresses et de la hausse des températures à l’échelle du globe.

Les spécialistes ne sont pas parvenus à départager les années 2015 et 2017, « car la différence de température est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur statistique », note l’OMM.

2018, quatrième année la plus chaude depuis 1850

Quant à 2018, elle occupe la place de quatrième année la plus chaude constatée. L’OMM note que la température de cette année a dépassé de 0,38°C la valeur normale de la période 1981-2010 (14,3°C), qui sert de référence sur le long terme. L’institution ne précise pas pour quelles raisons cette dernière année n’a pas connu une hausse de sa température moyenne par rapport à la précédente.

Le réchauffement n’est pas un phénomène linéaire

L’OMM lie ces résultats à cette tendance au réchauffement, provoquée par la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère terrestre. Le secrétaire général de l’organisation, Petteri Taalas, invite à considérer « l’évolution à long terme de la température » plutôt qu’à « opérer un classement entre les différentes années ».

Thibault Turchet, juriste au sein de l’association Zero Waste France, nous confirme au téléphone que le réchauffement climatique n’est pas un phénomène linéaire. « On observe une tendance à l’augmentation, mais ce phénomène n’est pas homogène. C’est pour cela qu’il vaudrait mieux parler de changement plutôt que de réchauffement climatique », nous précise le spécialiste.

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