La course à l'automatisation de la recharge des véhicules électriques vient d'accélérer. Une université allemande a proposé un prototype fonctionnel de pompe-robot.

La pompe à « essence » de demain est peut-être née, et ce n’est pas Tesla qui l’a créée. Le constructeur américain jouit d’une belle avance sur la concurrence avec son réseau de superchargeurs, mais ces appareils sophistiqués ont besoin d’un opérateur humain pour fonctionner. En pratique, comme « à la pompe », vous déverrouillez un petit cache sur la carrosserie de votre voiture Tesla et vous la branchez à une sorte de bras conçu pour. C’est la même chose pour tous les standards proposés par l’industrie de la voiture électrique.

Les ingénieurs de l’Université de Technology de Graz, en Allemagne, ont décidé de prendre Elon Musk de court en dévoilant un prototype fonctionnel d’un bras robot capable de charger une voiture électrique. Tout le challenge, précise l’université, était de réussir à concevoir « un bras robot qui recharge des véhicules les uns derrière les autres, quels que soient les véhicules et même s’ils ne sont pas adaptés ». En d’autres termes, les ingénieurs ont pris le problème du manque de standard à l’envers et ont cherché à concevoir un robot capable de s’adapter à toutes les situations.

Voiture en charge // Source : Université de Graz

Pour cela, la robotique n’est que la partie visible — et la moins difficile, de l’aveu des ingénieurs — de l’iceberg. Le plus complexe, c’est la caméra propulsée par un logiciel de vision artificielle, qui doit être capable d’identifier où se situe un port, de reconnaître le type de port, et de guider le bras jusqu’au bon endroit. Sans faire d’erreur, pour éviter d’abîmer la carrosserie. En théorie, une telle station-service pourrait être adaptée à tous les modèles, tant que la prise est accessible. On imagine mal par exemple une Renault Zoe à un tel emplacement : la charge par l’avant, dans le logo, la place en dehors des standards inspirés des réservoirs à essence adoptés par le reste de l’industrie.

Et si l’on a évoqué Tesla en début d’article, ce n’est pas gratuitement : l’entreprise d’Elon Musk avait fait la démonstration d’un « serpent robotisé » capable de recharger une Model S il y a déjà 3 ans. Cela dit, ce projet semble être resté dans les cartons — ou en développement — depuis, dans la mesure où nous n’en avons pas entendu parler. Nos confrères d’Electrek, spécialisés dans l’industrie des véhicules électriques, imaginent une annonce en même temps que la version 3 des superchargeurs de l’Américain.

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