À Davos, le vieillissement est devenu un problème « très facilement soluble ». C’est ce qu’a affirmé l’homme le plus riche du monde, Elon Musk, répondant aux questions de Larry Fink, co-président par intérim du Forum économique mondial, sur la longévité. « Quand on aura découvert les causes du vieillissement, je pense que ce sera d’une évidence criante », a ajouté le patron de Tesla, xAI ou encore SpaceX le 23 janvier 2026 depuis la Suisse.
Des propos relayés sur X par David Sinclair, gourou du rajeunissement inversé, qui en a profité pour annoncer de futurs essais cliniques d’un traitement, intitulé ER-100.
Le glaucome en ligne de mire
ER-100 est un traitement mis au point par Life Biosciences, startup cofondée par David Sinclair. La Food and Drug Administration, l’administration américaine chargée de la surveillance des denrées alimentaires et des médicaments, vient d’autoriser un premier essai chez l’humain visant à inverser certains effets du vieillissement. L’entreprise cible d’abord les maladies oculaires avec la « reprogrammation », une technique qui vise à restaurer des cellules vieillies en réinitialisant leurs contrôles épigénétiques, rapporte la MIT Technology Review.
Life Biosciences entend en particulier s’attaquer au glaucome, une maladie liée à une pression trop élevée dans l’œil qui peut endommager durablement le nerf optique. Dans le cadre des essais cliniques, chaque volontaire recevra une injection unique dans un œil d’un virus porteur d’instructions génétiques destinées à ramener les cellules vers un état plus sain.
Cette technique s’appuie sur les travaux de Shinya Yamanaka, prix Nobel de médecine de 2012, pour ses recherches sur les cellules souches. Au début des années 2000, celui-ci a identifié des gènes capables de ramener une cellule à un état proche de la cellule souche. Pour limiter les risques, le protocole n’en utilise qu’un sous-ensemble, et ajoute un antibiotique servant d’interrupteur afin de rafraîchir les cellules sans les transformer complètement, une approche appelée « reprogrammation cellulaire partielle ».
Débats scientifiques et risques
En 2020, David Sinclair affirmait que la « reprogrammation partielle » pouvait rendre la vue à des souris dont le nerf optique avait été endommagé. L’étude avait d’ailleurs fait la une de la revue Nature avec un titre évocateur : « Remonter le temps ».
Si les scientifiques ne sont pas tous convaincus que cela prouve un rajeunissement réel, David Sinclair assure que le vieillissement serait surtout dû à une perte d’informations épigénétiques correctes dans nos cellules et non à une simple usure. À noter que cette approche n’est pas sans risques, puisque des études ont montré que la reprogrammation cellulaire pouvait déclencher des cancers chez des animaux de laboratoire.
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