Les 4 astronautes de la mission Artémis II doivent bientôt décoller pour un voyage en orbite lunaire. Mais que se passerait-il si l’un d’eux tombait malade juste avant le grand jour ?

Un peu moins de 4 ans après la première mission Artémis, la Nasa boucle les derniers préparatifs pour lancer cette fois-ci une mission habitée autour de la Lune. C’est la deuxième étape avant de pouvoir fouler le sol lunaire dans le cadre du programme Artémis : envoyer un équipage en orbite autour de la Lune, et le ramener sur Terre sans encombre. Pour l’alunissage, il faudra attendre Artémis III — qui mettra un terme à un demi-siècle d’absence humaine sur le satellite.

À bord de la capsule Orion, se trouveront les Américains Christina Koch, Gregory Reid Wiseman, Victor J. Glover et le Canadien Jeremy Hansen. Leur odyssée spatiale de 10 jours est évidemment déjà millimétrée. La fenêtre de lancement d’Artémis II s’ouvre dans la nuit du 6 au 7 février 2026. Tout est prêt… mais a-t-on pensé à ce qu’il se passerait si, au dernier moment, l’un des astronautes ne pouvait plus partir, par exemple parce qu’il est malade ?

Un astronaute malade dans l’espace ? C’est déjà arrivé (tout récemment)

La question est loin d’être anecdotique : elle vient d’ailleurs d’être prise très au sérieux dans l’ISS, avec un retour en urgence d’un équipage d’astronautes dont l’un des membres était malade — on ignore de quoi il est atteint exactement. Si tout s’est bien terminé dans le cas en question, l’événement rappelle que la santé des astronautes n’est pas du tout un sujet pris à la légère. Un bobo peut interrompre une mission, voire empêcher de partir dans l’espace tout court. Et Artémis II ne fera pas exception.

Bien entendu, tout est fait pour que les astronautes courent le moins de risques possibles de tomber malades durant leur vol. Ainsi, comme le rappelait Jeremy Hansen dans une vidéo de l’Agence spatiale canadienne, les astronautes sont « mis en quarantaine pendant 2 semaines avant le lancement », avec « beaucoup d’examens médicaux, parce qu’il faut être en bonne santé au moment de partir ». À bord, impossible de faire demi-tour pour revenir à l’hôpital : des protocoles sont prévus si un problème de santé se manifeste pendant la mission, mais si un moindre doute médical survient avant le décollage, la Nasa ne jouera pas avec le feu en laissant partir l’astronaute concerné.

2 autres astronautes se préparent, au cas où

Si un des 4 astronautes d’Artémis II ne peut pas partir comme prévu, la Nasa a prévu ce qu’on appelle une « réserve ». 2 astronautes sont prêts à les remplacer au pied levé : l’Américain Andre Douglas et la Canadienne Jenni Gibbons. À ce titre, ces astronautes sont entrainés avec les 4 recrues principales d’Artémis II, suivent les mêmes protocoles et se soumettent aux mêmes exigences — ce, tout en sachant que, si tout se passe bien, ils ne sont pas censés décoller. Si l’un des Américains est malade, Andre Douglas prendra sa place ; si le Canadien est incapable de voler, ce sera Jenni Gibbons qui le remplacera.

Andre Douglas et Jenni Gibbon. // Source : Nasa, ASC ; montage Numerama
Andre Douglas et Jenni Gibbons. // Source : Nasa, ASC ; montage Numerama

Étant donné les précautions prises pour préserver l’équipage d’Artémis II, 2 astronautes de réserve sur cette mission semblent suffisants. Il faudrait vraiment énormément de malchance pour que plus d’un astronaute américain tombe malade avant le départ.

Quoi qu’il arrive, la capsule Orion ne sera donc pas lancée à vide, du haut de la fusée Space Launch System (SLS). D’ailleurs, savez-vous que vous pouvez aussi accompagner les astronautes d’Artémis II autour de la Lune ?

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