5 408 satellites, dont 5 280 en orbite basse et 128 en orbite moyenne. C’est le plan de Blue Origin, qui cherche à déployer sa propre constellation avec un nouveau système baptisé TeraWave, présenté le 21 janvier 2026.
La comparaison avec Starlink est facile, tant les deux entreprises se sont déjà affrontées sur d’autres secteurs, notamment à propos du programme Artémis dans lequel elles étaient en compétition pour la conception de l’atterrisseur lunaire. Néanmoins, le parallèle n’est finalement pas si évident.
Une constellation pour les entreprises et les institutions
Contrairement à Starlink, TeraWave ne vise pas un déploiement de l’internet par satellite auprès du grand public, mais avant tout les acteurs institutionnels comme les gouvernements, ou encore les data centers qui pourraient bénéficier de ce type de connectivité.

En clair, Blue Origin met en avant sa connectivité fiable, qui pourrait être utile pour des clients qui désireraient des échanges de données rapides, mais aussi confidentiels. Avec l’espoir d’atteindre jusqu’à 100 000 consommateurs, pas plus, et non pas les quelques centaines de millions de personnes qui pourraient être intéressées par Starlink ou Amazon Leo.
L’espoir de l’entreprise est également de fournir un accès à internet aux entreprises ou institutions qui sont situées dans des zones rurales, sans possibilité d’accès à la fibre. D’ailleurs, concernant le débit promis par la constellation, il serait de l’ordre de 144 gigaoctets par seconde, ce qui est plusieurs centaines de fois supérieur aux concurrents. Starlink permet 310 mégaoctets par seconde, et Leo environ 400, selon ses prévisions. Les satellites seraient interconnectés avec une capacité d’échange de données de l’ordre de 6 téraoctets par seconde.
Un prolongement du déploiement de Blue Origin dans le secteur spatial
À noter que malgré la présence de Jeff Bezos à la fois chez Blue Origin et chez Leo, le fondateur d’Amazon ne possède pas entièrement son entreprise, contrairement à Blue Origin qui est totalement sous son contrôle.

Sur le plan technique, Blue Origin a pour l’instant déposé une demande d’occupation de l’espace, et prévoit le déploiement de son segment en orbite basse (LEO) sur trois niveaux entre 520 et 540 kilomètres, ce qui est bien plus haut que les Starlink récemment redescendus à 480 kilomètres d’altitude. En plus de ça, il y aura le segment en orbite moyenne, quelque part entre 8 000 et 24 200 kilomètres.
Il reste à savoir comment les satellites seront placés en orbite. Blue Origin dispose de sa fusée réutilisable New Shepard, conçue avant tout pour le vol habité et qui a, à plusieurs reprises, amené des touristes dans l’espace. Leo, de son côté, a pu être mis en orbite avec des lanceurs de chez SpaceX ou United Launch Alliance.
L’entreprise présente cette future constellation comme une étape logique dans son développement, avec son expérience dans les lanceurs, mais aussi les services basés sur le cloud, et les projets autour des data centers spatiaux. La constellation TeraWave devrait commencer son déploiement d’ici au quatrième trimestre 2027.
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