Le télescope spatial James Webb a terminé sa deuxième année d’activité, à 1,5 million de km de la Terre. Le Space Telescope Science Institute, qui encadre l’observatoire pour la Nasa, publie une rétrospective de l’année 2023.

Le temps file. Il y a deux ans, le télescope spatial James Webb quittait la Terre pour rejoindre son emplacement loin dans l’espace, à 1,5 million de kilomètres. C’était le 25 décembre 2021. Il aura fallu toutefois attendre un peu plus de six mois avant de le voir produire ses premiers clichés du cosmos. C’était le 12 juillet 2022, avec une photo de l’univers profond.

12 mois de découvertes par James Webb

Depuis, James Webb n’a pas cessé de scruter le ciel. Alors que l’observatoire fête son deuxième anniversaire, le Space Telescope Science Institute profite de l’occasion pour offrir une rétrospective du travail accompli en vidéo. Après tout, 2023 est aussi la première année d’activité « pleine » pour le télescope. Douze mois au cours desquels des clichés spectaculaires ont été partagés.

Vous souvenez-vous, par exemple du « midi cosmique » ? C’était en janvier. Ou de la plus petite trouvaille de Webb à ce jour, un astéroïde errant dans le système solaire ? C’était le mois suivant. Le printemps a aussi été marqué par une photo d’une étoile avant juste avant son explosion en supernova et d’une galaxie très lumineuse, fruit de la fusion de deux autres.

Uranus par James Webb. // Source : NASA, ESA, CSA, STScI (image recadrée)
Uranus par James Webb. // Source : NASA, ESA, CSA, STScI (image recadrée)

L’année a été intense pour James Webb, avec plusieurs annonces chaque mois : un geyser de 9 600 km s’échappant de la lune Encelade, un disque protoplanétaire qui semble très proche de celui qu’a eu la Terre, les anneaux de Saturne, l’atmosphère de Jupiter, la nébuleuse du Crabe ou encore une nouvelle vue d’Uranus. Et ce n’est qu’une fraction de ses observations.

Ces rétrospectives annuelles sont parties pour durer. La mission primaire de James Webb a été évaluée à cinq ans et demi depuis son départ, avec l’ambition de la porter à dix ans. Cependant, la qualité du lancement opéré par une fusée Ariane 5 a été d’une telle justesse que l’agence spatiale américaine (Nasa) table maintenant sur une carrière opérationnelle de vingt ans.


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