Les gardes côtes américains disent avoir trouvé des « restes humains présumés » dans ce qui reste du sous-marin Titan, victime d’une implosion catastrophique lors de sa descente vers l’épave du Titanic.

C’est une découverte macabre, mais qui aura son importance dans le travail d’enquête qui est en cours pour comprendre précisément ce qui s’est passé à bord du sous-marin Titan, qui était parti explorer l’épave du Titanic le 18 juin 2023. La carcasse du petit submersible, ramenée sur la terre ferme le 29 juin, contient des « restes humains présumés ».

Cette trouvaille dans les débris du bathyscaphe a été annoncée le 28 juin par les gardes côtes américains dans un communiqué. « Des professionnels de la santé américains procéderont à une analyse formelle des restes humains présumés qui ont été soigneusement récupérés dans l’épave sur le site de l’incident. »

Les restes du Titan ont été débarqués à Saint-Jean de Terre-Neuve, au Canada. Ils vont désormais partir pour les États-Unis, dans un port où il sera possible de mener « des analyses et des tests plus poussés », précise l’U.S. Coast Guard. Cinq personnes se trouvaient à bord du Titan. Un Américain, pilote du sous-marin, trois Britanniques et un Français.

Le sous-marin Titan sous l'eau // Source : OceanGate
Le sous-marin Titan sous l’eau // Source : OceanGate

Une semaine de recherche, en vain

Le submersible était porté disparu depuis le 18 juin, quelques heures après son départ. En principe, les réserves d’oxygène devaient permettre à l’équipage de tenir jusqu’au 22 juin. Cependant, il est apparu que l’engin n’a pas résisté à la pression durant sa plongée. Le Titan a subi une « implosion catastrophique », détectée le jour même du départ de l’expédition.

Cependant, la signature sonore repérée par la marine américaine le 18 juin n’avait pas pu être caractérisée avec précision. Elle avait toutefois servi à orienter les recherches dans une zone vaste de 20 000 km² (deux fois la superficie de l’Île-de-France), et jusqu’à 4 000 m de fond). Des moyens importants avaient été déployés, dont un robot français capable de descendre à 6 000 m.

Dans les grandes profondeurs océaniques, qui sont peu cartographiées, on ne peut pas compter sur le GPS pour se localiser : l’eau entrave la circulation des ondes. À 3 800 m de fond, là où se trouve le paquebot, on est invisible pour la surface. Et ce n’est pourtant même pas la profondeur maximale des océans : le point le plus bas qui a été identifié plonge à plus de 10 300 m.

Construit par la société américaine OceanGate, qui se rêvait comme le SpaceX des profondeurs, le bathyscaphe fait depuis sa disparition l’objet d’une importante controverse : l’engin, expérimental, n’aurait jamais été vraiment adapté pour les très grandes profondeurs. S’il a pu déjà plonger par le passé, des problèmes avaient été déjà remontés.


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