Netflix a fait des programmes à destination de nos teens préférés l’une de ses spécialités. Si les séries disponibles dans le catalogue sont loin d’être toutes inoubliables, certaines fictions pour les ados se démarquent. Voici 8 séries qui méritent largement le détour.

Ne mentez pas : on le sait que vous adorez tomber sur un épisode des Frères Scott, d’Hélène et les garçons ou du Prince de Bel-Air lors de leur énième rediffusion à la télé. Heureusement, vous pouvez même regarder en boucle ces séries « doudou » sur les plateformes de SVOD. Netflix possède un catalogue particulièrement fourni en la matière, avec du vintage, des productions maison et une bonne vibe pleine de nostalgie et de feel good.

Que vous soyez plutôt comédie musicale façon High School Musical, saga fantastique ambitieuse ou adorable romance gay, vous trouverez aisément votre bonheur dans cette sélection thématique pour réchauffer votre cœur d’ado. Et si vous en voulez davantage, vous pouvez également consulter notre sélection des meilleures séries Netflix.

La romance gay la plus mignonne de la Terre : Heartstopper

C’était l’une des séries les plus attendues de l’année sur la plateforme : Heartstopper est enfin disponible sur Netflix ! La série de romans graphiques du même nom, créée par l’autrice américaine Alice Oseman, était déjà un carton littéraire et avait fait fondre notre petit cœur tout mou. Et quel bonheur de retrouver Nick et Charlie dans cette adaptation pour le petit écran de leur romance gay adolescente !

Ces deux lycéens anglais tombent adorablement amoureux l’un de l’autre, dans une ambiance cosy et délicate. La bande originale est remplie de chansons pop aériennes à la Life is Strange, tandis que la réalisation rend régulièrement hommage au format dessiné d’origine. Du côté du casting, Joe Locke et Kit Connor (Rocketman, His Dark Materials) sont tous les deux impeccables en ados fleur bleue. Ils sont secondés par une bande de jeunes acteurs tous très convaincants. Cette version sérielle comble ainsi toutes nos attentes et entre directement dans le panthéon des meilleures séries LGBTQIA+. Cerise sur le gâteau : Olivia Colman (The Crown, Broadchurch) est de la partie.

La comédie musicale fantastique : Julie and the Phantoms

Après avoir créé High School Musical, le réalisateur et chorégraphe Kenny Ortega a décidé de mettre son talent au service du petit écran avec cette série aux numéros entraînants. Depuis le décès de sa mère, dont elle était très proche, Julie ne parvient plus à composer de musique. Jusqu’à ce que Luke, Alex, et Reggie n’apparaissent dans son garage. Problème : ces trois musiciens sont des fantômes sortis tout droit des années 1990… Ils décident tout de même de monter un groupe ensemble, défiant toutes les lois du paranormal.

Évidemment, la série dégouline de bons sentiments et le lycée est toujours le théâtre de nombreux numéros chantés un brin kitch. Mais soyons honnête, les chorégraphies et les chansons pop-rock de la série parviennent à nous accrocher sans problème jusqu’au bout. On se surprend à fredonner les airs composés pour Julie and the Phantoms des semaines après le visionnage. Kenny Ortega n’a donc clairement pas oublié ses bases. Et cela, après avoir créé rien de moins que l’une des sagas musicales les plus populaires des années 2000 avec High School Musical. La série aux accents fantastiques n’a malheureusement pas été renouvelée pour une seconde saison, mais ces neuf épisodes devraient combler les mélomanes en herbe.

La chronique anglaise un brin trash : Skins

C’était la série anglaise discutée dans toutes les cours de récré à l’aube des années 2010 : Tony, Effy, Chris, Sid, Emily, Naomi, Grace ou encore Rich ont accompagné tous les ados à Converse et jeans slims. Avec ses thématiques complexes, comme l’anorexie, le harcèlement ou la drogue, Skins s’est rapidement imposée comme une nouvelle forme de série pour ados.

Ancêtre de la torturée Euphoria, cette chronique anglaise aux accents trash se distingue par un changement de casting toutes les deux saisons et un épisode centré sur chaque personnage qui compose cette joyeuse bande. Trois générations de protagonistes se sont ainsi succédé pendant les sept saisons, de 2007 à 2013, toutes empreintes de mélancolie et d’humour grinçant. Parfois critiquée pour son aspect irréel et son traitement (trop) pessimiste de l’âge ingrat, Skins reste tout de même une fiction culte, qui a su parfaitement capter l’esprit de son époque. À noter, cependant, que plusieurs actrices ont depuis fait part de leur mal-être sur le tournage de la série.

La saga de fantasy éblouissante : Shadow and Bone

On vous le disait déjà à sa sortie : cette adaptation des romans de Leigh Bardugo est une réussite. La saga Grisha ou Shadow and Bone se concentre sur le royaume de Ravka, coupé en deux par le fameux Fold. Ce brouillard rempli de créatures maléfiques rend sa traversée périlleuse. Alina, une jeune cartographe, accompagne l’armée et les Grisha, de puissants magiciens, dans cette épopée fantastique. Mais lors de ce voyage, elle pourrait bien se découvrir des pouvoirs plus redoutables…

Shadow and Bone est avant tout un succès visuel, avec des effets spéciaux convaincants, des décors et des costumes minutieux et de sublimes plans séquences. Un univers singulier, que l’on vous décrivait déjà comme un mélange entre la Russie des Tsars et le steampunk de l’ère victorienne. Malgré la présence des clichés habituels du young adult, cette saga de fantasy parvient à imposer son originalité avec son monde poétique et ses personnages attachants. Le comédien anglais Ben Barnes (Westworld, The Punisher) y trouve notamment l’un de ses meilleurs rôles. On a déjà hâte de découvrir la seconde saison, qui devrait être tournée dans l’année.

La romance chamallow de Noël : Dash & Lily

Lorsque les guirlandes lumineuses envahissent nos rues et que le froid s’installe, on a tous besoin d’une série doudou à dévorer tout en étant blotti sous un plaid. Adaptée du livre à succès de David Levithan et Rachel Cohn, cette romance de Noël saura combler vos attentes. Dash & Lily repose, comme de nombreuses passions du genre, sur l’expression « les contraires s’attirent ». À New York, le grincheux Dash déteste les fêtes de fin d’année et décide de s’isoler pour ne pas subir les traditionnelles réunions familiales. Dans une librairie, il tombe sur un mystérieux carnet rouge, point de départ d’un jeu de piste par correspondance et laissé par l’enthousiaste Lily, qui attend Noël avec impatience. Leur rencontre va faire des étincelles…

Malheureusement annulée après une seule saison, Dash & Lily contient tout de même huit épisodes colorés et adorables. Sa narration niaise à souhait est rattrapée par le duo de comédiens formé par Austin Abrams (Euphoria, This is Us) et Midori Francis (The Sex Lives of College Girls). Sans révolutionner le genre, cette minisérie ravira les amoureux des romances parfaites à paillettes.

L’héritière percutante de 13 Reasons Why : Grand Army

À Brooklyn, Joey, Dom, Sid, Leila et Jayson tentent de survivre à leurs années lycée. Entre agressions sexuelles, racisme, harcèlement et terrorisme, ces adolescents new-yorkais font face à un quotidien impitoyable. Adaptée de la pièce Slut de Katie Cappiello, Grand Army traite notamment le sujet du viol avec beaucoup de justesse. Toujours à hauteur d’ado, ce teen drama rappelle le ton sombre de 13 Reasons Why, tout en évitant ses écueils. Les thématiques abordées, pourtant difficiles, ne sont jamais voyeuristes et permettent au contraire de développer un propos très réaliste.

Également annulée par Netflix après une seule saison, la série développe pourtant une galerie de personnages complexes, que l’on aurait aimé suivre plus longtemps et à qui l’on s’identifie immédiatement. Le casting est solide, la réalisation est efficace, bref, Grand Army est une pépite injustement méconnue.

La rébellion aux accents surnaturels : I Am Not Okay With This

« Cher journal, va te faire foutre ! ». Voilà comment débute cette série britannique, dont la colère adolescente transpire dès les premières minutes. Les sept épisodes, élaborés par les producteurs de Stranger Things et l’auteur de bande dessinée Charles Forsman (The End of The Fucking World) étonnent grâce à l’histoire de Sydney, une jeune femme désabusée aux pouvoirs surnaturels. Tandis qu’elle cherche à canaliser sa télékinésie destructrice, elle va également partir en quête d’elle-même et de ses émotions.

Menée par l’excellente Sophia Lillis (Sharp Objects, Ça), I Am Not Okay With This envoie valser tous les diktats de la société. Parfaite pour comprendre les envies de libération de la jeunesse, d’autant plus dans un contexte de Covid et de crise climatique, cette curiosité anglaise nous avait déjà tapé dans l’œil à sa sortie. Deux ans plus tard, elle résonne toujours aussi fort avec notre actualité.

La doyenne incontournable : Dawson

Si vous avez connu l’âge ingrat dans les années 1990, il y a fort à parier que vous avez passé des après-midis entiers à Capeside avec la bande de Dawson, à chantonner I Don’t Want to Wait. À 15 ans, le jeune lycéen ne rêve que de devenir réalisateur, tout en affrontant les problèmes du quotidien, entre coups de foudre amoureux et querelles amicales.

Un générique iconique, une écriture efficace, des thématiques avant-gardistes pour l’époque, de multiples références au cinéma… Les six saisons de Dawson sont assurément indispensables et méritent encore largement le détour, plus de vingt ans après sa première diffusion. La série américaine a révélé de nombreux comédiens talentueux, de James Van Der Beek (Pose) à Joshua Jackson (Fringe, The Affair), en passant par Michelle Williams (Shutter Island) et Katie Holmes (Batman Begins). On vous conseille vivement de profiter de l’intégrale sur Netflix pour (re)découvrir ce chef-d’œuvre adolescent.

Source : Montage Numerama

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