À l’occasion des 35 ans de la saga Castlevania, Konami va mettre en vente des NFT thématiques. Merci, mais non merci.

Certains éditeurs de jeux vidéo n’ont visiblement pas envie de prendre de bonnes résolutions en 2022. Résultat, ils sont en train de se mettre les joueuses et les joueurs à dos en se lançant dans les NFT. Après la stratégie fâcheuse d’Ubisoft (qui divise en interne) et le discours lunaire de Square Enix (‘on comprend que les NFT ont mauvaise presse mais on se lance quand même), c’est au tour de Konami de faire parler de lui.

Dans un communiqué envoyé à la presse le 6 janvier, la firme nippone a annoncé une initiative qui risque de faire jaser : la mise en vente d’une collection NFT imaginée pour fêter les 35 ans de la saga culte Castlevania (des jeux d’action/aventure dans lesquels on affronte notamment des vampires). Elle s’appuiera sur « 14 œuvres d’art originales », comme des scènes de jeu, de la musique de fond (BGM) et de nouvelles illustrations.

On a trouvé pire que les NFT d’Ubisoft : les NFT de Konami
Un NFT de Castlevania // Source : Konami

Konami lance des NFT anniversaire

Cette collection représente, sans doute, le pire de ce que peuvent être les NFT quand ils sont appliqués à l’univers du jeu vidéo. Il n’y a en effet rien de plus facile que de jouer sur l’anniversaire d’une licence forte pour pousser les fans à dépenser beaucoup d’argent pour des objets — ici numériques. Les intéressés devront se rendre sur la plateforme OpenSea et placer des enchères en Ethereum entre le 12 et le 15 janvier pour avoir une chance d’être les premiers propriétaires (avec nom associé, bien évidemment).

Konami compte poursuivre dans cette voie afin de « partager du contenu aimé par des joueurs du monde entier depuis de nombreuses années », mais surveillera quand même les retours pour ajuster son offre au besoin. Le fait est que Konami dispose d’un portefeuille de marques très appréciées : Metal Gear (qui fête ses 25 ans en 2022…), Yu-Gi-Oh! ou encore Pro Evolution Soccer. Autant dire que l’entreprise a des bases intéressantes pour faire des NFT une nouvelle source de revenus — si contestable soit-elle. Konami a déjà trouvé un nom pour cette ambition qui pourra être imitée par d’autres : Konami Memorial NFT.

Il est, à l’arrivée, triste de constater que Konami préfère surfer sur la mode des NFT plutôt que de redonner un coup de fouet à Castlevania, par exemple avec une aventure inédite. Sur ce point, l’éditeur indique simplement qu’il compte évaluer « de nouvelles opportunités pour des titres qui dépasseront les attentes des joueurs ». On rappelle que, l’an dernier, il a lancé la compilation Castlevania Advance Collection, qui permet de (re)découvrir trois classiques de la Game Boy Advance sur les plateformes plus récentes. Oui, c’est du recyclage.