L'affaire Sherlock Holmes opposant Netflix et le Conan Doyle Estate n'aura pas de conclusion juridique. Mais les ayants droit de Conan Doyle abandonnent l'idée de se battre pour copyrighter une partie des sentiments du détective.

C’était l’une des histoires de copyright les plus absurdes de 2020. Souvenez-vous : la série Netflix centrée sur Enola Holmes, la sœur de Sherlock, avait été attaquée par le « Conan Doyle Estate » parce que Sherlock Holmes avait des sentiments et respectait les femmes. Et avant de crier à la censure ou à un quelconque dévoiement du personnage central de l’œuvre de Conan Doyle, il faut savoir que l’écrivain l’a effectivement rendu bien meilleur humain dans la fin de la série. C’est précisément ce qui posait problème : cette facette de Sherlock Holmes apparue sur le tard dans l’œuvre n’était pas libre de droits.

Épilogue de cette histoire farfelue : Netflix et le Conan Doyle Estate ont décidé d’abandonner la procédure en justice. Cela suggère que les deux opposants dans cette affaire ont trouvé un accord qui leur permet d’éviter une confrontation devant les tribunaux. Mais pour celles et ceux qui souhaitaient savoir si une cour de justice pourrait déclarer que des sentiments d’un personnage fictif pouvaient être protégés par le droit d’auteur, c’est une déception. Car c’est ce qui faisait tout le sel de cette confrontation : séparer méthodiquement, sur le plan juridique, l’évolution psychologique d’un personnage.

La fin du copyright pour bientôt

Le média américain The Verge rappelle tout de même que les derniers livres de Conan Doyle seront de toute façon dans le domaine public en 2022 et 2023. Cela laisse un peu moins de deux ans aux héritiers de ses copyrights pour créer de nouvelles affaires qui frisent l’absurde.

Enola Holmes // Source : Netflix

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