Avec sa PlayStation 5, Sony commercialise un casque audio baptisé 3D Pulse, chargé de mettre en avant sa technologie d'immersion sonore. Pour moins de 100 euros, le produit est convaincant.

Pour accompagner le lancement de sa PlayStation 5, Sony commercialise plusieurs accessoires. Aux côtés de l’indispensable manette, on retrouve le casque audio 3D Pulse. Pour moins de 100 euros, il promet de mettre en avant la technologie Tempest 3D AudioTech — soit un rendu sonore plus immersif (et dont sont privés les téléviseurs en attendant une mise à jour).

« Le casque-micro sans fil Pulse 3D a été conçu pour exploiter au maximum l’audio 3D », vante Sony sur son blog, dans un article détaillé publié le 6 novembre. Après plusieurs jours à tester l’exigeant Demon’s Souls avec le casque vissé sur la tête, on peut affirmer que le produit est globalement convaincant. Il est surtout parfaitement positionné avec son tarif abordable. 

Le logo PlayStation sur le casque Sony 3D Pulse // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Une apparence fragile

Côté design, le 3D Pulse reprend la thématique de la console, à savoir une silhouette futuriste mariant du blanc et du noir. Cette signature, née à l’époque de la PS4 avec le PlayStation VR, confère une certaine élégance au casque. Quand on le compare à d’autres produits gaming, plus agressifs et sculptés, le 3D Pulse brille par sa sobriété. Les coussinets, en similicuir, sont affinés tandis que Sony a opté pour un double arceau : un souple en caoutchouc, qui vient épouser au mieux le haut du crâne, et le principal en blanc, servant à tenir la structure. On notera l’apparence courbée de cet arceau rigide, habillé d’un petit logo PlayStation gravé de chaque côté. À l’intérieur, on retrouve un léger grip composé des quatre touches emblématiques — au format microscopique (comme sur les manches de la manette DualSense).

Le 3D Pulse brille par sa sobriété

Esthétiquement réussi, le 3D Pulse pêche dans les finitions. Le plastique ne transpire pas la solidité, à l’instar des coussinets en similicuir. On craint pour leur bonne tenue à long terme et leur résistance face à la transpiration. On n’aurait pas été contre payer 50 euros de plus pour acquérir un casque plus premium, davantage en phase avec une console vendue 500 euros.

Sony a fait le choix de réunir la connectique (ports USB-C et jack) et les boutons d’utilisation sur l’oreillette gauche. Un choix étrange pour l’ergonomie, d’autant qu’on peine à reconnaître chacun d’entre eux. Pour ne rien arranger, la firme nippone les a multipliés :

  • Un bouton pour privilégier le son du jeu ou les voix des autres joueurs ;
  • Un bouton pour le mode Monitor (on entend mieux sa voix) ;
  • Un bouton pour le volume ;
  • Un bouton pour couper les deux microphones intégrés.

Bref, bon courage pour s’y retrouver dans le feu de l’action.

Les boutons du casque Sony 3D Pulse // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Paré pour les longues sessions

Sony a pensé le 3D Pulse comme un casque plug and play. Il suffit de brancher la clef USB fournie sur l’un des ports de la PS5 et le tour est joué. Le 3D Pulse reconnaîtra automatiquement le dongle et vous n’aurez plus qu’à en profiter. En matière de confort, on peut difficilement faire mieux. La conception double arceau empêche le sentiment d’écrasement sur le haut du crâne, surtout avec un poids léger (295 grammes). Et les coussinets, à défaut d’être solides, entourent idéalement les oreilles (même si vous portez des lunettes). On sent que Sony a pensé le 3D Pulse pour des longues sessions.

S’il est pensé pour la PS5, le 3D Pulse est compatible avec d’autres appareils. Le dongle USB peut par exemple être branché sur un PC ou un Mac sans aucun souci. Le casque est par ailleurs livré avec un câble jack pour pouvoir être relié à un smartphone, une tablette, une manette… Vous pourrez même l’utiliser avec une Xbox (mais pas en sans fil).

Veuillez à bien activer l’option ‘Audio 3D’ dans les paramètres (Paramètres > Son > Sortie Audio > Écouteurs). Dans cet onglet, vous pourrez aussi régler le profil audio 3D, ce qui permet de modifier le niveau de perception en fonction de ses préférences — et d’avoir déjà un bon aperçu de ce dont est capable la technologie Tempest 3D AudioTech.

Le double arceau du casque Sony 3D Pulse // Source : Maxime Claudel pour Numerama

Un gain immersif indéniable

Tempest 3D AudioTech est compatible avec plusieurs jeux PS5 exclusifs au lancement : Marvel’s Spider-Man : Miles Morales, Marvel’s Spider-Man : Remastered, Astro’s Playroom, Demon’s Souls et Sackboy : A Big Adventure. Dans un titre comme Demon’s Souls, l’apport est indéniable puisque le RPG d’action joue sur l’ambiance avec des bruitages lugubres qui peuvent venir de partout. Le 3D Pulse offre un rendu précis et équilibré, avec une assise confortable dans les basses (sans assommer). Les dialogues se détachent très bien — ce qui n’est pas toujours le cas — et on profite d’une activité surround très présente (les rues bondées du New York de Marvel’s Spider-Man : Miles Morales constituent une belle vitrine pour le prouver). Par rapport aux simples haut-parleurs d’un téléviseur, c’est le jour et la nuit. Il est également possible de bénéficier de ces qualités avec des films et des séries.

Une activité surround très présente

En revanche, la bulle 3D promise par Sony est quelque peu enfermée. Les effets manquent de hauteur et d’aération pour vraiment s’exprimer et décoller comme ils le devraient. À titre de comparaison, la piste Atmos de Gears 5 est beaucoup plus impressionnante sur le plan vertical, à condition d’avoir une vraie installation home cinéma (lire : avec des enceintes placées au plafond). Un simple casque à 100 euros ne peut pas offrir une spatialisation à 360 degrés similaire, simplement faire de son mieux pour donner virtuellement l’illusion. Le 3D Pulse, nanti d’une réduction de bruit passive décevante, s’en sort avec les honneurs, parvenant à découper chaque élément qui compose la bande-son d’un jeu vidéo. La clarté pourrait être meilleure (l’impact des lames dans Demon’s Souls sonne un peu creux), mais le rapport qualité/prix reste appréciable. Un constat qui vaut aussi pour les microphones, indispensables pour se faire entendre pendant ses sessions en ligne.

Le dongle du casque Sony 3D Pulse // Source : Maxime Claudel pour Numerama

L’autre déception

Sony a su produire un casque confortable. En revanche, la multinationale a oublié de lui offrir une autonomie élevée. Elle promet douze heures en une seule charge. C’est un peu moins en réalité (une grosse dizaine d’heures). Si jamais vous avez prévu une session plus longue, vous pouvez toujours brancher le 3D Pulse à la DualSense. Dans cette configuration, c’est l’autonomie de la manette qui fondra comme neige au soleil.

En bref

Sony 3D Pulse

Note indicative : 4/5

Sony avait besoin d’un porte-étendard pour vendre sa technologie Tempest 3D AudioTech, attachée à sa PlayStation 5. Sans être 100 % irréprochable, le casque 3D Pulse livre un bel aperçu de ce qu’il est possible de faire en matière d’immersion sonore. Il offre surtout une vraie plus-value par rapport à un téléviseur.

À l’usage, le 3D Pulse a trois défauts : un design réussi, mais à la solidité douteuse, des effets 3D qui manquent d’ouverture et une autonomie un peu limitée. Il faut néanmoins rappeler qu’il coûte moins de 100 euros. En termes de rapport qualité/prix, le 3D Pulse est donc excellent.

Top

  • Un vrai gain immersif
  • Plug and play
  • Confort irréprochable

Bof

  • Rendu 3D surfait
  • Autonomie limitée
  • Des doutes sur la solidité

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