Inscrit au line-up de lancement de la PS5, Marvel's Spider-Man: Miles Morales n'est qu'un simple spin-off au contenu très ramassé. Mais son ambiance et ses graphismes le transcendent.

Tout au long de la communication autour de la PS5, Sony s’est énormément appuyé sur Marvel’s Spider-Man : Miles Morales, spin-off de Marvel’s Spider-Man toujours développé par Insomniac Games. Il serait alors le visage choisi par Sony pour porter les premières semaines de sa nouvelle console, aux côtés du remake de Demon’s Souls (beaucoup plus orienté hardcore gamer). Les joueurs PS4 gardent certainement un bon souvenir de Marvel’s Spider-Man, adaptation sympathique qui pioche un peu partout pour tisser sa propre toile. En toute franchise, Marvel’s Spider-Man : Miles Morales ne va pas beaucoup plus loin. Il constitue en revanche une formidable vitrine pour la PS5, doublée d’un divertissement feel good qui fait du bien.

Comme son nom l’indique, Marvel’s Spider-Man : Miles Morales nous place dans la peau de Miles Morales — que beaucoup ont dû découvrir dans le flamboyant film d’animation Spider-Man : New Generation. Croisé dans Marvel’s Spider-Man, le jeune homme doit s’occuper des menaces qui planent sur New York pendant l’absence de Peter Parker (parti à l’étranger avec MJ), tout en digérant un nouveau départ à Harlem après la disparition de son père. Pour s’en sortir, il doit apprendre à devenir un superhéros alors qu’une lutte de pouvoir menace la ville et son quartier.

Marvel’s Spider-Man : Miles Morales // Source : PlayStation

Une véritable vitrine visuelle pour la PS5

Miles Morales est assurément l’une des forces de Marvel’s Spider-Man : Miles Morales. Il apporte une vraie touche de fraîcheur à un univers que l’on commence à connaître un peu trop sous le prisme de Peter Parker. Constamment en proie aux doutes, Miles Morales doit d’abord grandir en tant qu’adulte avant d’être un Spider-Man à part entière. « T’as 17 ans, tu es stressé et tu es un superhéros  », lui assène son oncle. Derrière ces enjeux très personnels qui donnent envie de profiter de ces moments où Miles Morales tombe le masque pour se concentrer sur lui, on retrouve l’atmosphère empreinte de légèreté propre au comics (ce côté araignée sympathique du quartier). Marvel’s Spider-Man : Miles Morales est un spectacle parfaitement calibré, porté par des séquences fortes (l’introduction !) et des phases de narration plus intime rappelant les deux The Last of Us. Les développeurs maîtrisent leur formule à merveille et c’est le joueur qui en profite. 

Une vraie touche de fraîcheur

Toute nouvelle console a besoin de sa vitrine technologique pour montrer de quoi elle est capable (n’est-ce pas, Microsoft). Avec Marvel’s Spider-Man : Miles Morales, la PS5 a trouvé le bon élève. L’exclusivité PlayStation est d’une beauté ébouriffante. Pour qui voudrait en prendre plein les yeux, l’association entre les technologies HDR et ray tracing accouche d’effets de lumière aveuglants (surtout quand Spider-Man utilise ses pouvoirs). Elles permettent à New York de prendre littéralement vie à l’écran, avec une qualité irréprochable en termes d’animations (les mouvements quand Miles swingue dans les airs), de précision dans les détails ou encore de solidité technique. À ce socle s’ajoutent des textures travaillées et une modélisation d’orfèvre. Parfois, on a vraiment l’impression d’être en face d’un film d’animation. 

Il faut certes sacrifier le framerate à 60 fps pour jouer en 4K et ray tracing — mais les joueurs console sont habitués aux 30 fps. Avec le mode Performance, axé sur la fluidité, on perd les magnifiques reflets qui rendent l’expérience visuelle plus authentique. Ils peuvent venir de partout : costume brillant du héros, flaques sur la route, vitres des buildings, surfaces métalliques, carrelage… Il y a matière à garder les yeux écarquillés pendant toute la durée de l’aventure, afin qu’ils se délectent des multiples effets intégrés par Insomniac Games. Le studio est d’une générosité débordante et livre un écrin qui rassure sur les capacités de la PS5 : oui, la console peut en mettre plein la vue et c’est de bon augure pour la suite.

Marvel’s Spider-Man : Miles Morales // Source : PlayStation

Un spin-off reste un spin-off

Hélas, n’attendez pas de Marvel’s Spider-Man : Miles Morales une expérience diamétralement différente de Marvel’s Spider-Man. Les bases du gameplay sont exactement les mêmes, tout comme la structure du jeu. Concrètement, New York est divisé en quartiers peuplés d’activités à remplir. Génériques, elles permettent de passer le temps entre deux missions qui font avancer l’histoire (n’oubliez pas de sauver les chats !). Il n’y a aucune révolution dans Marvel’s Spider-Man : Miles Morales, qui n’est finalement qu’un condensé de son prédécesseur (une dizaine d’heure nous a permis d’atteindre les 96 % de complétion). Malheureusement pour lui, un spin-off reste un spin-off. 

À l’instar de Peter Parker, Miles Morales peut virevolter entre les bâtiments, se battre avec aisance et grâce ou encore se faufiler sans se faire pincer. Il gagne quand même quelques compétences qui lui sont propres, liées à l’araignée qui l’a mordu. En premier lieu, il peut compter sur des pouvoirs bioélectriques que l’on peut déclencher en combat une fois une jauge remplie et dont on peut se servir pour quelques énigmes simplistes. Insomniac Games pimente les affrontements en forçant le joueur à utiliser certains coups spéciaux pour briser la garde des ennemis. Un bon point, sachant que le challenge manque un peu de mordant (sauf quand la caméra fait des siennes). Miles Morales hérite en parallèle de la possibilité de devenir invisible — ce qui peut aider lors des phases d’infiltration moins réussies.

Un condensé de son prédécesseur

Marvel’s Spider-Man : Miles Morales tire bien évidemment profit des capacités de la DualSense — avec subtilité. Le retour haptique produit des vibrations plus fines selon les situations (exemple : crépitement quand la bioélectricité s’en mêle) tandis que les gâchettes adaptatives sont calibrées pour nous faire ressentir la tension des toiles quand Spider-Man se déplace. Il s’agit d’évolutions mineures, mais bienvenues pour l’immersion. On louera enfin ces temps de chargement ne durant qu’une poignée de secondes. Grâce au SSD, les voyages rapides, qui permettent de parcourir la carte en un éclair, sont… vraiment rapides. 

En bref

Marvel's Spider-Man: Miles Morales

Note indicative : 4/5

Marvel’s Spider-Man: Miles Morales est sans conteste le jeu à acheter avec sa PlayStation 5, ne serait-ce que pour en prendre plein la vue. 4K, ray tracing, HDR… Tout est fait pour que le superhéros navigue dans un écrin visuellement ébouriffant.

Derrière la vitrine technique, Marvel’s Spider-Man: Miles Morales se pose comme le spin-off attendu : l’expérience est globalement similaire à Marvel’s Spider-Man, avec de bonnes sensations, une ambiance feel good bienvenue et quelques moments réellement coup de poing. Il reste à accepter ce statut de spin-off, qui empêche au titre de proposer autant de contenu qu’il le mériterait.

Top

  • Une vitrine visuelle pour la PS5
  • Miles Morales
  • Y'a des jeux qui donnent le smile

Bof

  • Ray tracing 4K ou 60 fps, il faut choisir
  • Gameplay similaire à son grand-frère
  • Contenu un peu chiche

 

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