Le nombre de tweets d'Elon Musk a explosé. Début 2018, 80 % de ses interactions sur Twitter étaient des réponses.

En 2018, alors que Twitter est devenu un canal diplomatique, un lieu d’annonce et un réceptacle du journalisme, du militantisme et de toutes les conspirations possibles et imaginables, il n’est pas étonnant que le réseau social soit utilisé pour dresser le profil psychologique de ses utilisateurs. Le magazine américain Quartz a par exemple pris le temps de compiler des données sur les tweets d’Elon Musk, fondateur de Tesla, SpaceX et The Boring Company. Et les données récoltées nous montrent que le milliardaire a récemment changé de comportement : le temps passé à discuter avec des utilisateurs du réseau social a explosé en mai 2018.

Dans le même temps, ce sont ses interactions sur Twitter qui ont grimpé en flèche. Ses retweets et ses tweets originaux montent également, mais sans commune mesure avec la précédente catégorie. D’après Quartz, Twitter est devenu pour Elon Musk un moyen privilégié de communiquer avec ses clients… mais surtout, de répondre à ses détracteurs. Lui-même décrit sa nouvelle relation à Twitter comme un moyen de « contourner les conneries des journalistes  », n’accordant presque aucune interview à la presse.

Ce serait a priori le rapport fiscal trimestriel du 2 mai 2018 qui aurait déclenché ce changement d’attitude. Agacé par les questions des analystes, Elon Musk aurait alors pu décider de changer de méthode de communication. En lieu et place d’une certaine humilité, ponctuée de blagues ou de tweets sur les réalisations de ses entreprises, le milliardaire serait passé à l’offensive et ne laisserait plus la parole de ses détracteurs sans réponse.

Une stratégie étonnante, dans la mesure où la portée de Twitter reste moindre dans le monde réel et qui doit lui prendre plus de temps qu’autre chose. Mais cette nouvelle attitude fonctionne : elle occupe l’espace médiatique et fait, peut-être, baisser la portée des résultats des entreprises, notamment Tesla, critiquée par les investisseurs. Reste qu’au-delà des problèmes de rentabilité, les voitures et les fusées d’Elon Musk continuent de tirer vers le haut leurs secteurs respectifs.

Crédit photo de la une : XKCD

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