StartHer a révélé son baromètre annuel sur la place des entrepreneures dans l'univers de la tech. Les levées de fonds des startups dirigées par des femmes sont en croissance, même si la mixité est encore loin d'être atteinte.

StartHer continue de donner de la visibilité aux femmes qui travaillent dans la technologie et/ou qui tentent l’aventure de l’entrepreneuriat. Après le lancement d’une plateforme d’offres d’emploi et l’organisation des StartHer Awards en 2017, l’association vient de dévoiler son baromètre annuel de l’entrepreneuriat féminin dans le secteur des technologies (réalisé en partenariat avec KPMG).

Le document, que nous avons pu consulter en avant-première, se penche tout particulièrement sur « les levées de fonds des startups tech dirigées par des femmes  ». Par rapport à l’année précédente, StartHer observe que les femmes sont globalement de plus en plus représentées dans le secteur de la tech : leurs levées de fonds sont en croissance de 50 %.

« Les femmes dirigeantes sont légèrement surreprésentées en amorçage, mais sont proportionnellement autant présentes que les hommes en deuxième tour et plus (environ 5 % des investissements) », fait observer l’association.

StartHer

Les entrepreneures restent minoritaires

En 2017, plus de 14 % des startups ayant levé des fonds sont dirigées par des femmes (contre 13 % en 2016). Les dirigeantes d’entreprises sont encore largement minoritaires : sur les 717 startups qui ont levé des fonds en France, 104 sont dirigées par des femmes — ce qui représente néanmoins une hausse de 49 % par rapport à l’année précédente.

Parmi les secteurs investis par ces entrepreneures, 26 % des levées de fonds permettent de financer des projets dans les secteurs du logiciel et des services informatiques.

L’association, qui anime désormais un réseau de 30 000 personnes, espère que cette progression va contribuer à son objectif de « construire une tech plus inclusive ». Alors que la part des étudiantes et lycéennes diminue dans les formations high-tech, encourager les femmes à entreprendre semble un prérequis indispensable pour garantir leur représentation dans ces secteurs.

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